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ASSOCIATION DES VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
A.V.C.M. le site des Victimes du Crédit Mutuel






Dans le fief du Crédit Mutuel, "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" publient des articles critiques ...

 

La vision surréaliste, mensongère et mystificatrice de la spoliation de 5,7 millions de sociétaires, publiée par les DNA le 28 mai 2005 (suivi d'un droit de réponse de l'AVCM)

Etienne Pflimlin : « Il faut renforcer nos fonds propres et arriver à 15 milliards d'euros. » (Photo DNA)        Centenaire depuis mercredi, le groupe Centre Est Europe (CEE) du Crédit Mutuel accueillera au 1er janvier la Fédération Savoie-Mont-Blanc (Annecy) au sein de sa caisse fédérale qui abrite déjà, à Strasbourg, celles du Sud-Est (Lyon) et d'Ile-de-France (Paris).
 Devant quelque 6 000 administrateurs et salariés réunis hier en assemblée générale au Wacken, à Strasbourg, le président du Crédit Mutuel, Étienne Pflimlin, a révélé ce nouveau partenariat qui confortera, un peu plus encore, le rôle prédominant de Strasbourg au sein de la Confédération nationale du groupe. De tels partenariats, a-t-il souligné, « permettent d'accélérer le développement du Crédit Mutuel là où de réelles possibilités existent, mais où les moyens ne pas toujours disponibles ».
 A cet égard, le président de Savoie-Mont-Blanc, Albert Peccoux, a rappelé que sa fédération était passée en seize ans de 9 à 58 caisses grâce à l'aide du groupe. Une solidarité qui aura transcendé ce premier siècle du Crédit Mutuel, entamé un certain 25 mai 1905 lorsque les caisses Raiffeisen de Moselle, de Haute et de Basse Alsace décidaient de fusionner et de porter le comte Hubert d'Andlau à la tête de cette fédération.
Centenaire
Tant le président Pflimlin que son directeur général, Michel Lucas (*), ont retracé les principales étapes de ces cent ans, entre les débuts où des pionniers du mutualisme, pour lutter contre les usuriers, achetaient par wagons entiers de semences pour les revendre à prix coûtant aux paysans-sociétaires, et aujourd'hui, avec un Crédit Mutuel devenu le 4e groupe bancaire français et le 8e assureur. L'an dernier, il aura injecté plus de 44 milliards d'euros dans les rouages économiques, des sommes récoltées depuis Strasbourg sur les marchés financiers.(*) Au cours de l'assemblée générale, Étienne Pflimlin a remis hier à Michel Lucas les insignes d'Officier de la Légion d'Honneur.
 Un positionnement qu'a illustré Michel Lucas en rappelant les performances financières 2004 du groupe de Strasbourg (DNA du 5 mars 2005) : un résultat économique de 1,2 milliard d'euros (+3,2%) et des fonds propres de 12,6 milliards d'euros (+20%), niveau qui aura quasiment quadruplé depuis 1997, l'année précédant le rachat par la BFCM (Banque fédérative) du CIC. Une acquisition dont le retour sur investissement tourne autour de 15%, a révélé Michel Lucas.
Livret bleu
 Le chantier de l'intégration se poursuit avec une simplification de l'organigramme du CIC qui comptait 183 filiales en 1998, chiffre tombé sous les 30 aujourd'hui et avec la constitution de cinq pôles régionaux, dont celui de l'Est formé par le CIAL et la SNVB. Si le CIC est coté en Bourse, pas question d'y entraîner sa maison-mère, à savoir la Banque fédérative du Crédit Mutuel. Michel Lucas a été formel, ne se privant pas de balancer une « amabilité » dont il a le secret : « Est-ce qu'il ne doit y avoir dans ce pays qu'un seul type d'entreprise permettant à des parachutés de l'administration d'avoir des "stocks options" ou des "retraites chapeaux" ? ».
 Même tonus pour dénoncer l'excès de réglementation en France et pour défendre le Livret bleu. A cet égard, il a encouragé les élus alsaciens -étaient présents à l'assemblée générale notamment le ministre François Loos, la député Catherine Trautmann et les sénateurs Fabienne Keller et Roland Ries- à se battre pour permettre une utilisation en région des fonds centralisés à Paris auprès de la CDC.
 Une proposition réitérée par le président Pflimlin qui s'est réjoui du jugement de la Cour de Luxembourg annulant, après 14 ans de procédures, la condamnation du Crédit Mutuel à une amende de 164 millions d'euros au prétexte qu'il aurait bénéficié d'une aide d'État.
 Seul hic : Bruxelles vient de relancer une procédure (DNA du 25.03.2005). En attendant le prochain épisode, la banque ne reste pas l'arme au pied. Non seulement Étienne Pflimlin veut renforcer le caractère mutualiste de son établissement en incitant 100% des clients à devenir sociétaires et en féminisant les conseils d'administration, mais il entend également, à moyen terme, donner à sa banque une taille européenne. D'ores et déjà, a rappelé Michel Lucas, le groupe dispose de « points d'ancrage forts et rentables, à Londres, Francfort, Bâle, Genève, Luxembourg, dans le Bade Wurtemberg, en Espagne, en Belgique et en Italie ».
Christian Lienhardt


REPONSE DE L'AVCM AUX DNA

Objet : Crédit Mutuel C E E   Fédération.

Monsieur le Rédacteur en Chef.
Soucieux de la vérité, comme tout responsable de l’information transmise dans les médias, nous vous devons quelques explications au sujet du Crédit Mutuel.
Nous avons pris connaissance de l’article de Mr Christian LIENHARDT, paru dans les DNA du Samedi 28 Mai 2005. Celui-ci retraçait la tenue de l’assemblée Générale de la Fédération du Crédit Mutuel 
Après lecture de celui-ci, nous avons relevé quelques contradictions, venant se heurter à la réalité. Ces contradictions, portent sur le but du Crédit Mutuel, sur ses méthodes de fonctionnement, sur son statut et également sur d’autres points que nous vous dévoileront dans ce courrier, ou que vous retrouverez sur nos SITES internet : www.assvictimescreditmutuel.com  ou .net, ou .org.  
Cette visite sur nos SITES, vous donnera également les buts de notre action.

Les anomalies relevées portent sur :

 Le Président PFLIMLIN rappelle que l’ORIGINE du Crédit Mutuel était la lutte contre les « USURIERS ». Or, et vous en êtes responsable, vous avez publié un article, qui confirmait que le Crédit Mutuel avait pratiqué des taux d’usure à l’encontre d’un couple qui gérait un bureau de tabac ? Ceci a été confirmé également par un rapport d’expertise judiciaire en 1997, expertise diligentée par un juge d’instruction de STRASBOURG. Ces faits rapportés aux nombreuses Caisses, prouvent la dérive du Crédit Mutuel.

 Le but du Crédit Mutuel, et nous citons votre article, était de permettre à ses adhérents, de bénéficier de services très avantageux, et même gratuits. Or, Mr LUCAS, annonce que l’acquisition du CIC, par ailleurs remis en cause, a un retour d’investissement de 15% et pour un fait, dont vous avez également fait état dans votre journal, mais dont personne n’a parlé lors de cette assemblée, le raid sur les Galeries Lafayette, a t'il un rapport avec l'objet social et les missions de base du Crédit Mutuel ?

 Les fonds, déposés par les « Sociétaires Mutualistes », doivent-ils servir à ces opérations de prédateurs, ou bien doivent-ils servir aux buts initiaux du Crédit Mutuel ?

 Nous recommandons aux journalistes des DNA, de prendre connaissance des statuts des CAISSES, afin de vérifier nos dires sur la dérive du Crédit Mutuel.

 Mr LUCAS, tire à  « boulets rouges » sur le système Français de l’entreprise, en mettant en cause « LES PARACHUTES DE LA HAUTE ADMINISTRATION », et dans le texte, PERMETTANT A DES PARACHUTES DE L’ADMINISTRATION D’AVOIR DES STOCKS OPTIONS OU DES RETRAITES CHAPEAU ?

 Mr LUCAS oublie de dire que son « PATRON » a été mis en disponibilité par la Cour des Comptes en 1984, pour prendre en charges le Crédit Mutuel, soit depuis plus de vingt ans. Alors que Mr PFLIMLIN était « CONSEILLER REFERENDAIRE DE DEUXIEME CLASSE A LA COUR DES COMPTES »

 Mr LUCAS parlait de parachutés de l’Administration ? Ou bien il n’était pas au courant ? Ou bien ces paroles ne sont pas innocentes ?

 Autres anomalies dont personne ne parle, Le Président de la Fédération, est élu pour une durée indéterminée « à vie si il le souhaite », par acclamations ou par « assis-debout ». Cette façon de faire nous rappelle de biens mauvais souvenirs.

 Toujours dans le même registre, il existe un paragraphe des statuts du Crédit Mutuel (BFCM, CFCMCEE ...) et, qui confirme : que les seules personnes physiques pouvant être actionnaires du Crédit Mutuel, sont les Administrateurs, dont font évidement partie Mrs PFLIMLIN et LUCAS ?

 Sur un autre registre concernant la dérive du Crédit Mutuel :

 Selon un autre article des DNA, Mr PFLIMLIN a « déclaré que le Crédit Mutuel, collectait 47% de l’épargne en Alsace Moselle ».

 Que fait le Crédit Mutuel de cette collecte ? 

 Il fait un raid sur les Galeries Lafayette.

 Il achète le CIC, dans des conditions illicites, avec un agrément inexistant de la Banque de France.

  Il s’implante en SUISSE, au LUXEMBOURG, en ALLMAGNE, en ITALIE, en ANGLETERRE, en Espagne, …etc… et même aux îles CAÏMAN ?

 Ces actions ne servent qu’à soigner l’Ego de financiers qui pensent être certainement investis d’une mission quasi divine.

 Messieurs les dirigeants du Crédit Mutuel, pensez-vous un seul instant que les « Sociétaires des Caisses, souhaitent ces actions étrangères ? Alors que ces fonds régionaux devraient, avant tout, servir aux investissements locaux créatifs d’emplois. La région s’en porterait certainement bien mieux au niveau de ses « délocalisations et de son taux de chômage ».

 Que pourrait faire la Région, avec les 12,6 Milliards d’Euros de fonds propres, (appartenant aux Sociétaires), comme investissements, afin de créer des emplois.

 Nous en avons d’ailleurs informé Mrs les Présidents du Conseil Régional, et du Conseil Général. Ils sont maintenant informés de ces faits.

 Quant à la suite :

 Mr PFLIMLIN, se réjouit du jugement rendu par la Cour de Luxembourg, au sujet des Livrets Bleus. Votre journaliste, à juste titre, relève que la Commission de Bruxelles, vient de relancer une procédure, sur ces Livrets Bleus.

 Cette même Commission vient de nous informer, nous minuscule association, « qu’elle a décidé de poursuivre l’analyse des documents que nous lui avons transmis ».

 Ce courrier, qui sera reproduit sur notre SITE, est également destiné à Mesdames et Messieurs les Politiques, qui ont assisté à cette « Grand-messe » .

 Soit Mr François LOOS Ministre, Mme Fabienne KELLER Sénateur, Mme Catherine TRAUTMANN Député et Mr Roland RIES Sénateur, auxquels nous recommandons d’aller faire une visite sur le SITE de l’Association.
www.assvictimescreditmutuel.com  ou .net, ou ..org.

 Nous aimerions que ce courrier, soit considéré comme un droit de réponse aux déclarations relatées dans votre journal, et qu’il en soit fait état dans celui-ci.

 Nous vous en remercions d’avance, et vous prions d’agréer, Monsieur le Rédacteur en Chef, nos sincères salutations.

Le Bureau de l’AVCM


AVCM : Le concurrent des DNA détenu à 80 % par le Crédit Mutuel !

Libération du 10 février 2005 : Un quotidien, deux titres ... par Calinon Thomas

Le groupe l'Alsace-le Pays, dont le siège est à Mulhouse, est l'un des rares groupe de presse indépendants dans le paysage de la presse quotidienne régionale frabçaise. Fondé à la libération par des résistants, il est aujourd'hui détenu à 80 % par le Crédit mutuel, Hachette (15 %) et les héritiers des actionnaires historiques (5 %) se partageant le reste du capital. Le quotidien a deux visages : l'Alsace, diffusé dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin jusqu'à Strasbourg, fief des Dernières Nouvelles d'Alsace, et le Pays, qui couvre le nord de la Franche-Comté, en concurrence avec l'Est républicain. Les ventes de l'Alsace-le Pays s'élèvent à 106 693 exemplaires selon le dernier OJD (2003), en baisse de 4,8 % par rapport à 1999.


Le 10 avril 2005, les DNA rapportent le coup de gueule du président du Conseil général du Bas-Rhin qui dresse un cri d’alarme face à la situation économique catastrophique de l’Alsace comme malheureusement dans toutes les régions françaises.

Pourtant dans le fief du Crédit Mutuel, l’on pourrait s’attendre à ce que cet organisme mutualiste qui dispose de moyens d'intérêt général et de collecte de l'Epargne concédés par la puissance publique, joue un rôle majeur, dans la redistribution dans l’économie locale comme pour le microcrédit par exemple plutôt que de se lancer dans des raids boursiers spéculatifs comme récemment contre les Galeries Lafayette.

Dans sa publicité le Crédit Mutuel affirme qu'il place au centre de ses préoccupations la qualité de la relation avec ses sociétaires....               et sa contribution au développement régional.

L’AVCM a adressé un courrier à M. Philippe Richert et à M. Adrien Zeller, président du conseil régional (voir après l’article des DNA), nous publierons leurs réponses.    

DNA : 10 avril 2005

Richert : « l'Alsace prend trop de claques, il faut un choc ! »

Pour Philippe Richert, il est urgent que l'Alsace concentre ses moyens sur des « engagements d'excellence ».(Photo archives DNA)

Inquiet de la détérioration continuelle de la situation économique alsacienne, Philippe Richert veut « provoquer un choc » et appelle ses collègues en responsabilité politique à davantage de travail en commun pour répondre à un « état d'urgence ».




« La situation est grave », dit le président du conseil général du Bas-Rhin. La conjoncture économique ne cesse de se dégrader, les régions se font une concurrence effrénée pour attirer les entreprises mais aussi les touristes. L'augmentation du nombre de RMIstes est plus forte ici que partout ailleurs. Dans le Bas-Rhin, on en compte 17 000, auxquels s'ajoutent 3000 bénéficiaires de l'allocation spéciale solidarité et 2800 personnes qui touchent l'allocation parent isolé.
 La réponse ne peut pas consister en de simples ajustements. « On ne peut pas simplement repeindre la façade. Il faut créer un choc », dit celui qui avait relancé, il y a deux ans et demi, l'idée d'une fusion des grandes collectivités (conseils régional et généraux) - une initiative qui n'avait pas eu le succès escompté.

Des réflexes
d'enfants gâtés

 Aujourd'hui, Philippe Richert évite d'employer le mot fusion, mais il estime qu'une meilleure utilisation de l'argent public, pour en améliorer l'efficacité, exige à la fois une réforme de l'État, mais aussi une profonde remise en cause des collectivités locales elles-mêmes. C'était l'une des ambitions, et non la moindre, de la démarche Hommes ' Territoires du conseil général du Bas-Rhin qui entraînera une réorganisation profonde des services et des méthodes de gouvernance.
 Le président bas-rhinois se félicite aussi des rencontres régulières à trois (lui, Buttner, Zeller), dans « un climat apaisé et volontariste », ainsi que du « travail partenarial » engagé avec le Haut-Rhin. Mais cela ne suffit pas. « On n'a pas assez évolué. On a encore des réflexes d'enfants gâtés. On joue petits bras. On ne prend pas la mesure de l'urgence et de l'importance de l'enjeu », dit Philippe Richert. Il est urgent que l'Alsace concentre ses moyens sur des « engagements d'excellence ».

Une holding
à l'international

 Il en cite quatre :
  La recherche, réservoir des emplois et du développement de demain. « L'Alsace fait du surplace, alors que d'autres régions avancent. Il faut que nous arrivions à booster davantage notre recherche ».
  La communication (TGV, routes, haut débit). Le conseil général se positionnera prochainement, après débat, sur le Grand contournement ouest de Strasbourg que Philippe Richert estime... incontournable. Il se dit prêt aussi à examiner l'instauration d'un péage sélectif, non seulement sur les autoroutes, mais aussi sur les routes départementales, « pour pénaliser le trafic de transit ».
  La formation. Il s'agit d'orienter le plus possible de jeunes vers les filières scientifiques, en déficit d'élèves. Le Vaisseau, centre ludique de culture scientifique inauguré récemment à Strasbourg, y contribue mais ne saurait être une solution suffisante.
  La qualité de vie, enfin.
 « Comment être plus efficaces dans une (petite) région comme la nôtre ? En simplifiant nos outils et nos institutions », dit Philippe Richert, en prenant l'exemple de la prospection à l'international (ADA, ADIRA, CAHR). « Ça fait des années qu'on en discute. Il y a certes une coordination, mais elle n'empêche pas les couacs. Il y a quelques semaines, j'ai proposé, à Sélestat (lors d'un déjeuner organisé par le ministre François Loos), qu'on arrête de tourner en rond et qu'on mette en place une organisation unique, une holding de l'Alsace à l'international, avec un pilotage politique, à savoir une présidence unique - tournante, pourquoi pas - et une direction technique unique, avec un secrétaire général. A l'époque, cette proposition avait été rejetée. Depuis, les esprits ont évolué et la création de cette Holding devrait aboutir dans les deux ou trois mois ».

Osons nous unir...
 Un pilotage unique d'Alsace à l'international ne résoudra évidemment pas les difficultés dans lesquelles s'enlise l'Alsace. « Il faut aller beaucoup plus loin et s'appuyer sur les enseignements de cette expérimentation pour aboutir à une définition des stratégies et d'objectifs, et à une mise en commun de moyens », dit Richert. Le but à atteindre étant de s'entendre sur un chef de file unique, et sur la mise en commun des moyens des différentes collectivités pour piloter des politiques telles que les interventions économiques, la protection de l'eau, l'environnement.
 « Osons déjà mettre en commun tout ce qui relève de l'économie », dit Philippe Richert qui en a « marre de voir l'Alsace prendre des claques au quotidien et le modèle rhénan, autrefois porté aux nues, prendre l'eau de toute part ».  Claude Keiflin

Ce texte est édifiant sur le rôle insignifiant joué par le Crédit Mutuel en Alsace


LETTRE de l'AVCM à M. Philippe RICHERT, président du Conseil Général du Bas-Rhin.

A.V.C.M.  à 
CONSEIL GENERAL DU BAS-RHIN
Place du Quartier Blanc
67964 STRASBOURG Cedex 9

Objet : Article des DNA du 10 Avril 2005.
                                                 
A l’attention de Mr le PRESIDENT RICHERT

Le 11 Avril 2005

Monsieur le PRESIDENT,

Nous avons pris connaissance de l’article paru  dans les DNA du Dimanche 10 Avril 2005. Celui-ci a retenu toute notre attention, pour plusieurs raisons et principalement, le mouvement mutualiste.
L’association que nous avons créée, n’oublie pas que le berceau du Crédit Mutuel est l’Alsace-Moselle, et tout particulièrement l’Alsace.
D’autre part, un nombre important d’adhérent étant de la région, c'est donc en leur nom et également au nom de tous les sociétaires du Crédit MutueL, que nous vous adressons ce courrier.
Vous demandez dans cet article, que l'Alsace produise un "ELECTROCHOC" pour éviter une crise insidieuse qui se développe petit à petit. Licenciements, fermetures d'entreprises, dépôts de bilan, crise de l'artisanat...etc... Il est vrai, que le tissu des entreprises, en alsace, est constitué d'une majorité de PMI et PME, de 10 à 100 personnes.
Quand une entreprise disparaît, à part un petit article dans les DNA, personne n'y fait attention. Sauf les proches des familles de licenciés, et les commerçants du secteur, qui en souffrent directement.
Personne ne prend véritablement conscience des centaines, voir des milliers d'emplois qui sont ainsi détruits depuis quelques années.
Il faut donc effectivement la création d'une véritable « secousse sismique », pour enrayer ce déclin. Cette secousse, ne doit pas seulement être politique et administrative, elle doit, et ceci est non seulement possible, mais obligatoire, être financière.
Il nous a donc semblé que nous devions vous faire part de certains faits touchant une institution régionale, qui relève du domaine public. 
En effet, nous voulons vous parler du CREDIT MUTUEL. Cette nébuleuse, annonce qu’elle collecte 40 % de l’épargne de la région. C’est certainement vrai, car qui en Alsace n’a pas de compte au Crédit Mutuel ?

Et pour quoi en faire, Monsieur le Président, pour engager un RAID de prédateurs sur les Galeries Lafayette. Après l’acquisition du CIC, et encore d’autres actions de ce genre, voilà à quoi sert l’argent de l’épargnant local.
Mr Lucas, Directeur Général, du Crédit Mutuel, est même très fâché avec la région, qui n’a pas retenu son offre de financement, trop chère, pour l’opération de  haut débit.
Mr Lucas oublie de dire que le crédit mutuel, contrairement aux Banques de nature commerciale, ne rémunère pas son actionnariat, actionnariat constitué des sociétaires des CMDP. Ce qui devrait lui permettre de proposer des financements à de biens meilleurs taux que ses concurrents, enfin il nous semble.
Qui plus est, le Crédit Mutuel, bénéficie depuis Prés de 30 ans de conditions avantageuses sur les LIVRETS BLEUS. Et que fait-il de ces avantages, il prépare des acquisitions à l’international (voir une déclaration dans les DNA du Président) ?

Mr le Président, ceci est proprement scandaleux. Que devient l’esprit MUTUALISTE ? Il n’y retrouve vraiment pas son compte.


Nous vous recommandons d’aller sur le site de notre association, vous y découvrirez des faits qui font frémir, et surtout qui confirment la plus totale dérive du Crédit Mutuel.

Si l’épargne des Alsaciens était investie dans la région, comme ceci devrait être le cas, nous pensons que celle-ci n’aurait plus besoin de « CHOC ».

Nous vous rappelons que les organes supérieurs du Crédit Mutuel, bénéficient d’une délégation de service publique.

Nous vous joignons un certain nombre de documents, qui vous confirmera que nous ne tirons pas la sonnette d’alarme sans raison.

Si vous le souhaitez, un de nos correspondant peut venir vous expliquer en détail ce que nous avançons, et notamment cet abandon de gestion de service public.

Nous vous souhaitons, Monsieur le Président, bonne réception du présent courrier, et que vous en fassiez le meilleur usage, pour le bien-être de nos concitoyens. Nous vous prions d’agréer nos meilleures salutations.

Association des victimes du Crédit Mutuel
Le secrétariat général

COPIE: à Mr Adrien ZELLER Président du Conseil Régional
Adresse, CONSEIL REGIONAL D'ALSACE, 35 Avenue de la PAIX, BP 1006/F 67070 STRASBOURG Cedex.


AVCM à

CONSEIL REGIONAL D’ALSACE
35, avenue de la PAIX
67070 STRASBOURG Cedex

Objet : Courrier au Conseil Général

Monsieur le Président.
Nous vous transmettons une copie du courrier que nous avons fait parvenir à Mr RICHERT, Président du Conseil Général du Bas-Rhin.
Ce courrier est accompagné de quelques coupures de presse, en provenance des DNA.
Nous sommes certains qu’il y a eu une dérive totale du Crédit Mutuel, et nous vous recommandons de vous connecter sur le site de l’association, pour avoir confirmation de ce que nous avançons.
Ces faits sont proprement scandaleux, et ne vont pas renforcer la confiance des citoyens, qui iront visiter notre site, particulièrement dans cette période importante et qui engage notre avenir.
Nous vous souhaitons bonne réception du présent courrier, et vous assurons de nos salutations respectueuses.

Association des victimes du Crédit Mutuel
Le secrétariat général

 

 
L’AVCM interroge les 37 tribunaux d’instance des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.   

AVCM

TRIBUNAL D’INSTANCE de ....

GREFFE DU REGISTRE DES ASSOCIATIONS

Le 12 Avril 2005.

Objet : Association inscrite « Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe » - Associations coopératives « Caisses Mutuelles de Dépôts et de Prêts » ou « CCM ».

M. le Greffier en chef

Notre association aimerait avoir confirmation des points suivants :

1er : Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe : ex Fédération Agricole d’Alsace Lorraine.

La « Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe », ex Fédération agricole d’Alsace et de Lorraine, en qualité de représentante de l’union pour la révision des Associations coopératives des « Caisses Mutuelles de Dépôts et de Prêts », a du déposer chaque mois de Janvier, auprès de votre Tribunal, au registre des associations, la liste des associations faisant parties de cette union.

Cette obligation lui étant imposée par la loi locale du 1er Mai 1889 et 20 Mai 1898. Cette association est enregistrée au registre des associations inscrites, au Tribunal d’Instance de Strasbourg, sous le N° 25 Volume V depuis 1921.

Pouvez vous nous confirmer ce point et nous faire parvenir une copie de ces listes, pour les années 1984, 1992 et les dernières connues.

2e : Associations coopératives « Caisses Mutuelles de dépôts et prêts » ou « CCM »

Les associations coopératives, « Caisses mutuelles de dépôts et prêts » ou « CCM », faisant parties du ressort de votre Tribunal, ont du également, en respect de la loi locale du 1er Mai 1889 et 20 Mai 1898, et ceci tous les ans, vous faire parvenir la liste des sociétaires faisant partie de l’association.

De même, elles ont du vous remettre, sans délais, les noms des sociétaires exclus de l’association, et chaque année, les comptes certifiés, les modifications et la liste nominative, avec leurs coordonnées, des personnes faisant partie du conseil d’administration de la Caisse.

Nous vous demandons donc de bien vouloir nous confirmer la disponibilité de ces documents, pour le cas où nous en aurions besoin pour notre enquête. Si cela n’était pas le cas, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous indiquer les raisons de l’absence de ces documents.

Enfin, pourriez vous nous communiquer la liste des associations coopératives « Caisses Mutuelles de dépôts et de Prêts » ou « CCM » du ressort de votre Tribunal, pour l’année 1984 et les dernières connues.

Nous remercions d’avance pour vos réponses, et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos meilleures salutations.

Association des victimes du Crédit Mutuel


NOUVELLES DES CAISSES

CAISSE DE LINGOLSHEIM-MOLKENBRONN

L’assemblée Générale ordinaire s’est tenue le 15 Avril 2005, au Stade Joffre Lefebvre. 900 personnes étaient présentes, Sociétaires ou non, sur 8300 adhérents. Soit un peu plus de 10% si on considère que tous les présents étaient tous des Sociétaires.

Après les allocutions de bien venue, et particulièrement un vibrant plaidoyer en faveur du OUI (on sait ce qu’il est advenu ensuite) de Mr Yves BUR, Homme politique local et Député-maire de Lingolsheim, (il est pourtant reconnu que le mélange, Politique et affaires, ne fait jamais bon ménage) le Président a distribué des médailles (en or) aux bons et loyaux sujets.

Une assemblée Générale Extraordinaire s’est ensuite tenue pour une modification des statuts de la Caisse, sur une sombre histoire d’harmonisation entre l’Europe et les Etats-Unis. Personne n’a rien compris, et aucun des présents ne pouvait imaginer que la Caisse de Lingolsheim-Molkenbronn, puisse influencer les relations d’affaires entre l’Europe et les Etats-Unis ????

La suite de cette Grand’ Messe, valait le déplacement. En effet, une collation était servie, qui ne manquait pas de qualité : Jugez-en, et vous conviendrez que les absents ont eu tort. Mais au fait... que reçoivent-ils eux ? Les absents ont-ils toujours tort ?

ENTREES

Lobe de foie gras à la fleur de sel,

avec une fine gelée au Sauterne.

Duo de pain de campagne et pain d’épices.

Tokay pinot gris de bonne facture.

PLAT PRINCIPAL

Ballottine de volaille aux cèpes et bolets,

Sauce au miel d’acacia et vinaigre de cidre.

Spätzles sautées au beurre.

Vin de Bordeaux très agréable.

DESSERTS

Dessert au chocolat noir, avec goût café et vanille.

Petit en-cas à, environ, 40 Euros l’unité. Soit une dépense de 36 000,00 Euros (ou prés de 250 000,00 Francs) pour les 900 présents.

Qui va payer ces agapes : La caisse ? La Fédération ? La Banque Fédérative ?

Si c’est la caisse, quelques augmentations de salaire, des laborieux, en moins et le tour sera bouclé.

Cher sociétaires et employés de la Caisse, imaginez la possibilité de la présence des 8300 sociétaires à cette grande réunion, à 40 Euros la représentation ?

Le mot de la fin de ce commentaire,

« Donnez-leur du pain et des jeux »


 

Dans ce domaine aussi le Crédit Mutuel bafoue les idéaux du Mutualisme - DNA, Vendredi 24 décembre 1999


FAITS DIVERS - Discrimination à l'embauche ? Meyer oui, Lachhab non

Un homme d'origine maghrébine a porté plainte pour discrimination à l'embauche contre le Crédit Mutuel. Sous son vrai nom, il avait essuyé un refus de la part de la banque. Un pseudonyme alsacien lui a été beaucoup plus utile. Il avait reçu plusieurs réponses négatives. Raouf Lachhab s'est alors transformé en Thierry Meyer. Il a alors expédié le même curriculum vitae pourvu du nom d'emprunt. Et sa candidature a éveillé l'intérêt du Crédit Mutuel centre Est à Strasbourg. Là où Lachhab avait échoué, se voyant opposer un « nous regrettons de ne pouvoir vous répondre favorablement, ne disposant d'aucun poste vacant susceptible de correspondre à votre profil », Meyer a réussi : « Nous vous prions de bien vouloir vous présenter le 23 septembre à 14h à la direction régionale nord du Crédit Mutuel à Schiltigheim. » Titulaire d'un diplôme d'études approfondies monnaie-banque-finances (DEA), le postulant de 38 ans n'a changé que le patronyme sur son CV, laissant même la précision dans la rubrique langues : arabe. Le changement d'attitude de la banque a évidemment été perçu comme une discrimination à l'embauche. Epaulé par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, Raouf Lachhab a déposé une plainte en ce sens auprès du procureur de la République de Strasbourg. Une enquête est en cours. En octobre, le candidat à l'embauche a tout de même renseigné son futur employeur de sa véritable identité. Ce qui a mis un terme à sa correspondance avec la direction des ressources humaines : « Utiliser un faux nom dans votre démarche de candidature n'est pas de nature à créer une relation de confiance, préalable nécessaire à toute embauche. » Raouf Lachhab, alias Thierry Meyer n'a pas été embauché. Mais il a quand même trouvé du travail.

Ph.M.


Jugement de la Cour d’Appel de PARIS. Qui en a parlé ?
Nous rappelons que la Confédération nationale est responsable de toutes les Fédérations en moralité, droiture et respect des lois ?

Par décision no 2000-D-28 du 19 septembre 2000, relative à la situation de la concurrence dans le secteur du crédit immobilier, le Conseil de la concurrence a :
      - dit qu’il n’était pas établi que la Fédération nationale du Crédit agricole ait enfreint les dispositions du titre III de l’ordonnance du 1er décembre 1986 (article 1er) ;
      - dit qu’il était établi que la BNP Paribas, la Société générale, le Crédit lyonnais, la CNCEP, la Caisse d’épargne des Alpes, la CNCA, la CRCAM de la Loire-Atlantique, la Confédération nationale du crédit mutuel et la Fédération du crédit mutuel océan avaient enfreint les dispositions dudit texte (article 2) ;
          infligé les sanctions pécuniaires suivantes :
                450  millions de francs à la CNCA ;
                250  millions de francs à la BNP Paribas ;
                250  millions de francs à la Société générale ;
                100  millions de francs au Crédit lyonnais ;
                70  millions de francs à la CNCEP ;
                10  millions de francs à Confédération nationale du crédit mutuel ;
                8  millions de francs à la Caisse d’épargne des Alpes ;
                6  millions de francs à la CRCAM de la Loire-Atlantique ;
                500 000 francs à la Fédération du crédit mutuel océan (article 3) ;
      - dit que dans un délai de deux mois à compter de la notification de sa décision, les organismes visés à l’article 2 feront publier la seconde partie et le dispositif de celle-ci, à frais communs et à proportion des sanctions pécuniaires qui leur ont été infligées, dans le quotidien Libération et dans le quotidien économique Les Echos, ladite publication devant être précédée de la mention :


Il n'y a pas qu'en Alsace, d'autres révélations :

TEMOIGNAGE en Vendée

Le Crédit Mutuel, 5éme groupe Bancaire Français, s'est considérablement développé entre les années 1970 et 1990, période pendant laquelle il a du et su, et souvent mieux que la plupart des banques "classiques", intégrer l' évolution, la transformation profonde du monde bancaire.

Le "témoin" : Miliau Le Berre, né en 1941 à Lannilis (Finistère).

Nous souhaitons apporter nos témoignages, raconter des histoires vécues, montrer comment un mouvement mutualiste qui de l' extérieur paraît uni, se nourrit en réalité de conflits internes permanents …. pour le meilleur et pour le pire.

LA MARMITE MAGIQUE : voir le site

 Arrivé : “J'aime à dire que je suis tombé dans la marmite en venant au monde.
Mon arrière grand père était l'un des fondateurs de la caisse de Treize Septiers. Il s'agissait d'aider ceux qui avaient vraiment besoin d'argent. Mon grand père a pris la suite puis mon père et moi naturellement. C'est tout simplement un façon d être au service des autres, de participer à la vie locale.
” (extrait du Livre “L'Argent Solidaire”).

Du Privilège de la Naissance

Charité/mutualité bien ordonnée commence par soi même ... c'est bien connu.

Il y en qui naissent blancs, d'autres noirs d'autres encore mutualistes, à Treize-Septiers tout au moins ! Ce n'est pas donné au commun des mortels. C'est une caste a part, une caste supérieure.

En dessous, bien en dessous il y a les salariés dont le rôle est de dire chaque matin leur reconnaissance aux Administrateurs, de travailler pour leur offrir leurs avantages et de se taire, de courber l'échine. Il ne leur est pas recommandé de faire part de leur opinions politiques, religieuses, culturelles etc. Il est encore plus mal vu d'être élu dans un conseil municipal ou dans une association ça c'est le rôle des Administrateurs, détenteurs de la vérité, gardien de la morale… En quelque sorte les Ayatollahs et les sous citoyens.
Plus d'un - salarié - d'ailleurs sont des élus locaux, ce qui complique encore le lien non seulement avec les clients mais également avec les administrateurs dont ce serait plutôt la place” confirme bien notre historien de l'Argent Solidaire ! (page 105)

Et cette caste de mutualistes a du savoir faire, du savoir prendre.
C'est inné si tu es tombé dans la bonne marmite !

Fric Frac Boum !

Il faut le reconnaître humblement, "eux autres" ont ce savoir faire, ce savoir prendre : prendre place dans les fauteuils qu'ils ont vidés, les voitures, les voyages etc. Et moi, comme tous ceux avec qui j'ai eu le plaisir de travailler, si je sais entreprendre - reconstruire le CMO par exemple - naïvement je n'ai jamais su "Prendre". Le plaisir d'entreprendre, de créer pour les sociétaires, pour l'économie régionale était ma meilleure récompense. Honnêteté coupable, naïveté impardonnable cachant une incompétence évidente qui se devait d'être sanctionnée.

Savoir prendre et vite. Pour preuve une décision du Conseil d'Administration de la Caisse Fédérale:
la rémunération de Monsieur Joguet fixée à 15.000 FF net mensuel depuis le 1er Janvier 1992 est portée à compter du 1er Octobre 1992 et pour une durée d'un an à 15.450 FF soit un brut mensuel de 18.816 FF” (soit 225.792 FF par an)
La rémunération de Monsieur Daurensan d'un montant de 700.000 FF est portée à compter du 1er octobre 1992 et pour une durée d'un an à 770.000 FF
a titre de comparaison au terme de 13 ans, je venais d'obtenir un salaire de 700.000 FF. En moins d'un an Daurensan s'envoie 70.000 F de mieux.

Je suis rentré au Crédit Mutuel Océan pour 1950 points banquaires et ma vieille Peugeot 504 rouge. “C'est tout ?” me demandera un élu du Comité d'Entreprise. A partir de 1985, j'ai obtenu des bureaux et des Présidents des augmentations programmées sur plusieurs années : 2.760 points en 1988, 3.060 en 1989 et 3.480 en 1990 soit 681.000 FF Brut dont 19.500 au titre d'avantages en nature pour la voiture de fonction.
Monsieur Arrivé, quant à lui, se cache dans une filiale avec un job fictif, pour toucher la même rémunération - il n'est même plus question d'indemnités - que son collègue de la Caisse Fédérale puisque la Fédération, qui est une association, ne peut le rémunérer directement. Une rémunération qui permet plus que d'améliorer l'Ordinaire ! Plus voiture de fonction. Dès le mois de juin 1991, Arrivé a pris celle qui m'était attribuée et Joguet celle de René Quarti. En 2001 ils viennent de s'offrir des Peugeot 607 qui en outre ne serait, paraît-il, pas déclarées comme véhicules de fonction mais comme véhicules de service ! Et aussi de se payer un voyage, en famille, aux États Unis avec leurs collègues Administrateurs.
Si beaucoup d'administrateurs passent leur temps à se demander à quoi ils servent, certains savent au moins a quoi ça sert le Crédit Mutuel…

Allons les gars gai, gai, Allons les gars gaiement ( air bien connu )

Bien entendu sur tous ces excès juridiques, moraux et financiers la Confédération du Crédit Mutuel, dont ce serait pourtant le rôle, ne dit manifestement rien puisque la fête continue comme le titre un bouquin célèbre “Pendant les affaires les affaires continuent”. Elle admet que les administrateurs puissent bafouer les statuts, les règlements intérieurs les principes de base de la mutualité. Qui ne dit mot consent.

Pourtant en 1991 les Statuts de la Fédération et de la Caisse Fédérale du CMO, comme le règlement intérieur interdisent formellement a tout administrateur d'être salarié, en conformité avec les principes de la Mutualité.

La charte de l'élu adoptée par la Confédération du Crédit Mutuel précise :
un Président qui consacre tout ou partie de son temps - subissant de ce fait une perte de revenu - pourra être dédommagé”, il faut donc qu'il y ait la preuve de la perte revenu.

Principes que l'on retrouve réaffirmés dans le nouveau Code de la Mutualité :
Les fonctions de membre du conseil d'administration sont gratuites. Toutefois l'Assemblée Générale peut décider exceptionnellement d'allouer annuellement une indemnité a ceux des administrateurs qui à raison des attributions importantes qui leur sont confiées supportent des sujétions particulièrement importantes.
Il est interdit aux administrateurs de prendre ou de conserver un intérêt direct ou indirect dans une entreprise ayant traité avec la mutuelle ou dans un marché passé avec celle ci. Il leur est également interdit de faire partie du personnel rétribué ou de percevoir a quelque titre que ce soit et sous quelque forme que ce soit des rémunérations à l'occasion du fonctionnement de la mutuelle” ... mais ils n'ont pas eu la chance de naître dans la marmite ces pauvres Administrateurs qui ne peuvent se faire rétribuer !

L'Addition Magique

La marmite "bénévole" dégouline de nombreux millions de francs :

Salaires des Présidents 225.000 FF (en 1991) pour chaque Président sans oublier le Président de la Caisse Agricole qui "touche" aussi.Voitures de fonction (607 Peugeot) Voyages d'agréments et en famille Restaurants et autres diverses indemnités Indemnités versées aux "licenciés" politique Salaires des cadres mis en quarantaine, au rancard Frais d'avocats parisiens et de procès perdus Salaires bonifiés pour les bons et fidèles serviteurs Le livre “L'Argent Solidaire” etc. etc.

Total : quelques quelques millions de Francs et même quelques millions d'Euros pour la satisfaction personnelle de quelques Administrateurs payés avec l'argent des sociétaires.
De bien mauvaises langues feront remarquer que le Conseil de la Concurrence a condamné le CMO “pour entente illicite s'étant engagé à ne pas proposer la renégociation de prêts immobiliers aux clients des autres réseaux”, mais faudrait pas déconner… si n'importe qui pouvait "profiter" du CMO, Ben alors !!!!

Convergences

Ailleurs on parlerait de Main basse sur la société, d'abus de bien sociaux, d'illégalité, de non respect des statuts voire de fausse déclarations fiscales ... par contre pas de problèmes de fonds secrets pour aller en voyages … le CMO règle les factures sur ordre.

Tout naturellement au fil de la plume pourrait s'inscrire leur fameuse formule :

En abusant de la position que vous déteniez dans l'entreprise, vous avez obtenu ou tenté d'obtenir des rémunérations et avantages exorbitants pour vous, voir des conditions avantageuses pour des entreprises familiales ou qui pourraient l'être travaillant pour le groupe CMO ou susceptibles de le faire.

Dans la revue de la Confédération du Crédit Mutuel "Convergences", N°7 du mois d'Octobre 1993, Monsieur Arrivé se vantait d'avoir fait trois cent mètres dans sa vie “et d'être un fana de la conduite de gros camions précisément chez sa fille et son gendre qui ont une entreprise de transport (STAD) dont il est associé”. Une simple visite au Greffe du Tribunal de Commerce ne sera pas inutile : voilà un Président qui n'a pas froid aux yeux …. puisque le bilan 1993 de STAD laisse apparaître une perte consolidée de 779.000 FF pour un capital de 60.000 FF et en 1994 Monsieur Arrivé abandonnera son compte courant d'associé de 89.4085 FF. Vous avez dit : convergences ?

Mange La Soupe !

En 1990 le CMO est entièrement construit. J'ai fait ce que j'avais envisagé - et plus et mieux - j'avais décidé de le quitter en 1992, après le bac de notre troisième enfant, n'ayant jamais eu l'idée d'y rester jusqu'à ma retraite. Nos trois enfants étudiants, nous nous trouvions d'autant plus libres dans la recherche d'un autre poste. J'avais une double motivation : d'une part le désir de connaître autre chose, de relever d'autres défis d'autre part l'envie de plus en plus forte de quitter le CMO depuis l'arrivée des nouveaux Présidents, dont le seul souci depuis leur "élection" était leur statut et leurs avantages.

J'avais deux solutions :Avaler la soupe, favoriser l'attribution de leurs indemnités et avantages au terme d'un marchandage d'une dignité évidente : "d'accord pour vos indemnités, en contrepartie voici le salaire que je veux", par exemple 770.000 F comme Daurensan, et il n'y aurait jamais eu de complot. Mais cette idée m'était insupportable : vieux reste "ridicule" d'honnêteté, obligation de bafouer statuts et règlements et devoir passer des années ensemble … à manger de cette soupe !Envisager une sortie négociée avec les Conseils en leur disant "Je vais quitter dans quelques mois, le temps de trouver une autre fonction". J'avais retenu cette hypothèse et m'apprêtais à le faire sans doute en Juin 1991 à l'occasion de l'Assemblée Générale.

Si bien que quand le complot éclate je reste muet. Ils viennent de montrer leur vrai visage et confirment au delà de tout ce que je pouvais penser leur vision du Mutualisme. La presse, les chefs d'entreprises, la plupart des élus politiques - à l 'exception du Président du Conseil Général de Vendée très, très occupé…. - un nombre considérable de salariés me solliciteront pour réagir, entreprendre des actions. Je refuserai toutes ces aides et resterai muet. Je n'ai pas envisagé 5 secondes de revenir. Car se battre, parler, attaquer sans avoir la volonté de revenir ne signifiait rien. J'ai seulement sollicité la Confédération, le Président Pflimlin afin qu'une solution financière soit trouvée rapidement... “Ne dites rien à la presse, nous allons trouver une solution”. Il n avait qu'un seul objectif que toutes ces magouilles ne s'étalent pas au grand jour dans la presse. Bien entendu le le Président Pflimlin ne bougera pas sauf six mois après, par peur du procès qui allait s'ouvrir et sous la pression syndicale.

Quelques mois plus tard, au téléphone, une voix amie m'a dit “Je viens d'entendre Joguet dire à Arrivé "on n'a rien trouvé"”. Ils avaient fait des recherches sur mes comptes bancaires pour trouver de quoi alimenter éventuellement un dossier de licenciement. Être honnête, ne pas faire payer par l'entreprise des frais familiaux, voyages, restaurants ou autres. Ils leur étaient difficile d'imaginer que cela pouvait exister. Ils ont du penser "ben alors avions bien fait de changer les joueurs".

Quand je suis arrivé au CMO, un contrat de travail avait été signé par les Présidents - le même contrat dont je bénéficiais comme cadre direction du CMB. Eux autres quand ils m'ont viré ont dit “y a pas de contrat qui tienne”. Puis ils ont indiqué, signé aux ASSEDIC que c'est moi qui avait démissionné ; les statuts interdisant tout salaire aux élus, y ont dit y a pas de statuts qui tiennent ; voulions des voitures ? y a qu' virer ceux qui en ont et s'asseoir dedans, - et pas besoin de faire des déclarations aux truc des impôts hein ? ; voulions des voyages ? ben en faisons. Et ce gars Quarti qui pourrait ben dire des choses sur nos p'tits copains, dehors !

N'étant plus à un mensonge près - pour essayer de se justifier - ils feront aussi courir le bruit que je suis franc maçon ou que je suis en instance de divorce ! Plusieurs de mes amis du CMO m'en feront part, ahuris et un peu inquiets tout de même !

Y respections bien les gens au CMO c'est t y pas vrai mon ami Joseph ?
L'avions toujours dit : le bénévolat est enrichissant à tous points de vue !

ALLELUIA..ALLELUIA

Car Les prières ne manquent pas, montant du fond de la marmite. Joguet travaille en 1991 à l'Evêché de Vendée, installé à Luçon -
Pierre Arrivé a un frère prêtre qui dans a la fin d'une audience au tribunal de la Roche sur Yon opposant le CMO à un directeur d'agence - car les procès ont fleuri depuis 1991 - avait dit à ce directeur “je vous demande pardon pour le mal que ma famille vous a fait"

Mais aussi, dans cette marmite qui dégouline de nourritures terrestres, cette lettre adressée à mon épouse par la femme d'un administrateur éminent :
Le 24 octobre 1991
Chère Madame,


par amitié pour vous, je ne peux pas laisser votre lettre sans réponse sachez Madame Le Berre, que lorsque j'ai appris le départ de votre mari du Crédit Mutuel, ma pensée est allée vers vous et votre famille et ma première réaction a été de prier pour vous. Je comprends votre peine et votre désarroi devant cette situation. Je n'ai pas à discuter sur le sujet et ma discrétion fait que je n'en ai rien à dire. Certes je crois votre peine réelle et je souhaite vivement un nouvel emploi pour votre mari. Peut être allez vous reprendre votre profession. Chère madame, mon amitié pour vous demeure ainsi que pour les vôtres et soyez assurée de mes prières. Bon courage.
Mme A….
PS je ne sais pas si vous avez su que notre fils a été ordonné prêtre le 29 juin dernier. Il termine à Rome sa thèse de théologie”


Je ne sais pas si Dieu y reconnaîtra les siens, mais "Tartuffe l'imposteur" certainement. Si Molière est éternel, ce qu'il met en scène aussi :

L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertu. Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages .
C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée et quoiqu'on la découvre on n'ose rien dire contre elle … l'hypocrisie est un vice privilégié qui de sa main ferme la bouche a tout le monde et jouit en repos d'une impunité souveraine….
Combien crois tu que j'en connaisse qui par ce stratagème ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion et sous cet habit respecté ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde…
"
- Don Juan acte V -

L'Année Du Centenaire De La Loi Sur Les Associations

Arrivé, Joguet, Airaud et Compagnie n'ont en rien contribué à la construction du CMO, bien au contraire, mais en 1991 ils ont tout pris, faisant table rase des principes et des hommes pour, s'auto-rétribuer, s'auto-louanger au nom de cette caste supérieure trouvant un "historien" - sous l'œil attentif du comité de censure, pardon du comité de pilotage - pour signer un livre qui est à la vérité ce qu'un roman photo est à un livre d'histoire. Mais avec l'argent des autres ... on peut écrire “L'Argent Solidaire” !
Je pense souvent à ceux avec qui nous avons fait le CMO - sous la Présidence d'Hubert Durand, de René Mignen et de Roger Ninin et qui attendent leur retraite dans un coin, un placard, en se taisant, ne pouvant qu'observer les mutualistes vendéens en actions. Comme me disait quelqu'un : “on est dans la M**** cela sent mauvais mais on ne veut pas la remuer ça puerait encore un peu plus et on tient avant tout à notre paye jusqu'à notre retraite”. De plus avec leurs magouilles ils peuvent difficilement nous convaincre de réduire les frais généraux, d'ailleurs on vient de se mettre en grève et ça n'a pas duré longtemps.

C'est sans doute la première fois qu'un ancien salarié du Crédit Mutuel raconte comme j'ai essayé de le faire l'envers du décor, faisant tomber les masques, montrant le vrai visage de certains "mutualistes". On est loin des discours habituels où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Cependant il existe beaucoup de gens bénévoles, compétents et j'ai eu le plaisir de travailler dans cette institution avec beaucoup d'entre eux. Pas de chance si après 23 ans je suis tombé sur un groupuscule de bénévoles bidons cachant sous un mutualisme de façade un intégrisme vivace, un appétit d'argent féroce, une envie de pouvoir jusqu'à plus soif.
En cette année du centenaire de la loi sur les associations, c'est un témoignage, un moment Vrai de vie mutualiste. Un bouillon de culture mutualiste cuisiné au fond de la marmite


Dernière minute

Au mois d'Août 2001, le Crédit Mutuel de Bretagne vient de créer une filiale informatique avec le CMO et quelques autres fédérations qui ne sont depuis longtemps que des filiales du CMB. Venant du CMB, comme René Dabout, Directeur Financier du CMO et viré comme moi, comme Henri Gauffriau de retour au CMB, j'en suis ravi. Ce n'est qu'un juste retour. Le CMB récolte le fruit du travail de ses anciens collaborateurs. Pris en main par le CMB les sociétaires du CMO et les salariés continueront a bénéficier d'une stratégie de développement, de services compétents de produits et structures adaptés a leurs besoins

Quant a nos "administrateurs éminents" du moment qu'ils préservent leurs avantages……

" En abusant de la position que vous déteniez dans l'entreprise ……etc.…… "




 
Livret Bleu : Bruxelles désavoué en justice

Étienne Pflimlin : « C'est une grande satisfaction pour nos sociétaires ». (Photo archives DNA - Alain Destouches)

Le Crédit Mutuel n'aura pas à ristourner 164 millions d'euros à l'État français au titre du Livret Bleu : la justice européenne a annulé hier la décision controversée de la Commission européenne.

AVCM : FAUSSE JOIE !  nous l'avions prévu , les informations que nous avions transmises à Bruxelles vont être prises en compte : voir article des DNA du 25 mars 2005 qui suit ...

 Le Livret Bleu a gagné une première manche. Condamné en 2002 par Bruxelles à rembourser 164 millions d'euros, sans compter les intérêts, le Crédit Mutuel avait déposé un recours auprès de la Cour européenne de Justice de Luxembourg. Recours qui s'est avéré payant puisque cette instance a infligé un cinglant revers à Bruxelles. « La décision de la Commission jugeant que le Crédit Mutuel a bénéficié d'aides d'État incompatibles avec le marché commun au titre de la gestion du Livret Bleu est annulée », indique l'arrêt en effet rendu hier par ce tribunal de première instance .
 Dans cette affaire, les juges luxembourgeois ont estimé que l'exécutif européen n'avait pas suffisamment « motivé » sa décision. « L'identification des mesures d'aides » s'est révélée à plusieurs reprises trop ambiguë, ont-ils dit. Faute d'une analyse bruxelloise claire, les juges se sont même estimés incapables de se prononcer sur le fond, l'existence ou non d'aides illégales entre 1991 et 1998.

Satisfaction au
Crédit Mutuel

 Pour la Commission, le coup est rude, elle qui avait déjà été désavouée en 2003 par la justice européenne dans le dossier de la WestLB.
 Que va faire maintenant l'exécutif européen ? Interjeter appel ? « La Commission vient de prendre connaissance de l'arrêt, nous allons l'étudier soigneusement », indique sans plus de commentaires Jonathan Todd, porte-parole de la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes. En revanche, au Crédit Mutuel où l'on avait déjà provisionné 118 millions d'euros « au cas où... », la satisfaction est de mise : « Depuis toujours, rappelle le président Étienne Pflimlin, nous nous sommes attachés à défendre l'épargne populaire des ménages français, une épargne de précaution non spéculative. J'espère que cet arrêt mettra un point final à une affaire qui dure depuis 14 ans », dit-il.
 A l'époque, des expertises diligentées par Bruxelles avaient même fait état d'une aide « injustifiée » de quelque 750 millions d'euros. Une autre étude, commandée par le Crédit Mutuel cette fois, montrait que la banque mutualiste était perdante. Reste qu'au delà de cette bataille de chiffres, Bruxelles n'avait jamais contesté le Livret Bleu en tant que tel. Au contraire, la Commission a toujours estimé qu'il remplissait « une mission de service public ». A ce jour, cinq millions de Français détiennent un livret de ce type. Et au total, l'encours des Livrets Bleus atteint 16,4 milliards d'euros, ce qui représente environ 5% du total de l'épargne gérée par le groupe.
Christian Lienhardt


 

DNA - 25 mars 2005

Nouvelle offensive sur le Livret Bleu

La Commission européenne a lancé une nouvelle enquête sur le Livret Bleu, après l'annulation par la justice européenne de sa décision de 2002, qui condamnait le Crédit Mutuel à rembourser 164 millions d'euros d'aides d'Etat.
Dans un arrêt rendu le 18 janvier (DNA du 19.01.2005), le Tribunal de première instance de la Cour européenne de justice (CEJ) avait annulé « la décision de la Commission jugeant que le Crédit Mutuel a bénéficié d'aides d'Etat incompatibles avec le marché commun au titre de la gestion du livret bleu ». Les juges de Luxembourg avaient alors estimé que l'exécutif européen n'avait pas suffisamment « motivé » sa décision. Selon eux, les services européens de la Concurrence avaient mal identifié ce qu'ils considéraient comme une mesure d'aide illégale.
Faute d'une analyse bruxelloise suffisamment claire, ils s'étaient même estimés incapables de se prononcer sur le fond, à savoir l'existence ou non d'aides illégales. Après l'arrêt de Luxembourg, la Commission avait trois possibilités : faire appel devant la CEJ, considérer l'affaire comme close ou bien reprendre le dossier à zéro. « Nous ne faisons pas appel devant la Cour de Justice, mais nous relançons une nouvelle enquête », a indiqué hier Jonathan Todd, porte-parole de la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes.


AVCM : nouvelle déception c'est la colère ! 

DNA : 22 novembre 2004

 Colère mutualiste

 Le Crédit Mutuel est fâché avec la Région Alsace. Celle-ci a en effet choisi au terme d'un appel d'offre tout ce qu'il y a de plus régulier le groupement Sogestrel, LDCom et Altice France Est pour diffuser le haut débit dans toute l'Alsace.
 L'investissement initial est de 44 millions d'€ dont la Région Alsace prend 20,4 M € en charge. L'offre du Crédit Mutuel était plus élevée, la Région a choisi le moins-disant. Michel Lucas, directeur général du Crédit Mutuel, ne décolère pas. Il a écrit aux élus d'une part pour démentir les rumeurs sur le « peu d'implication » de sa banque dans l'économie régionale, d'autre part pour déplorer qu'avec 15 000 salariés sur la région, la part de marché du CM dans le financement des collectivités ne soit que de 11 % : « Nous travaillons avec quelques collectivités : le conseil général du Bas-Rhin, Strasbourg, Mulhouse, Colmar et quelques petites communes », écrit Michel Lucas. La Région est omise, et pour cause !

 


AVCM : nouvelle colère, décidément le vent tourne : 

DNA : 7 mars 2005

Querelle de parrainages

 Le groupe Crédit mutuel-CIC ne désarme pas. Il n'a toujours pas digéré d'avoir été écarté par la Région Alsace lors de l'appel d'offre pour la constitution du réseau haut débit en Alsace (Chuchotements du 22/11/2004).
 Michel Lucas, directeur général du Crédit mutuel et président du directoire du CIC, a fait savoir aux organisateurs d'événements culturels (festival Spivakov de Colmar, festival de musique de Strasbourg, Dominicains de Guebwiller, etc) qu'il met fin aux parrainages des deux banques et que les organisateurs n'ont qu'à s'adresser à la Région Alsace qui a les moyens, elle!
 Pour le festival de Strasbourg, le parrainage Crédit mutuel-CIC représente 5 à 9 % du budget selon les années. A chaud, Adrien Zeller a réagi en affirmant que les économies réalisées en choisissant l'offre la moins disante pour le haut débit permettrait largement de compenser le retrait des banques. Tout compromis est-il...compromis ?

 


Petites magouilles entre amis sociétaires :

DNA : 6 février 2005

 Le Crédit Mutuel condamné

 La caisse du Crédit Mutuel de Ribeauvillé vient d'être condamnée à verser 20 000 € de dommages-intérêts à une société civile immobilière (SCI).
 La SCI Laurax avait sollicité un prêt auprès du Crédit Mutuel en vue de participer à la vente aux enchères d'un immeuble rue Hederich à Riquewihr. La banque a accordé le prêt, étant non seulement créancier hypo-thécaire de la société mise en liquidation et propriétaire de l'immeu-ble mais aussi adjudicataire.
 La première chambre civile du tribunal de grande instance de Colmar estime que le Crédit Mutuel a « manqué à son obligation de loyauté », ayant reçu des informations confidentielles de la part de son client, la SCI Laurax : par exemple, le prix maximum que la SCI était disposée à payer pour l'acquisition. Le Crédit Mutuel a participé aux enchères le 22 dé-cembre 2002. Le prix de vente a grimpé, la banque sachant que l'a-chat serait financé par la suite par le prêt qu'elle accorderait à la SCI Laurax. Cette dernière s'était finalement vu adjuger l'immeuble pour 371 000 €.


 

EPARGNE SOLIDAIRE et MICROCREDIT : où est passé le CREDIT MUTUEL ?

DNA 17 mars 2005

 Épargne solidaire et accords d'entreprise Venu en Alsace à l'occasion de la Quinzaine de l'épargne salariale, Edmond Maire, président de la Société d'investissement « France active », prouve qu'il a conservé ses réflexes de militant syndical dans le soutien à l'emploi.

« Les plans d'épargne salariaux signés dans les entreprises devraient comporter au minimum 5% du montant des placements sur des produits d'épargne solidaire », estime Edmond Maire (il a notamment été secrétaire général de la CFDT de 1971 à 91), qui soutient les projets de création d'entreprise par des chômeurs ou par des structures d'aide aux précaires. Accompagné de Pierre-Yves Chanu (CGT), il explique inlassablement la nécessité de prévoir une partie d'épargne solidaire dans les Plans d'épargne retraite collectifs.
 Fin 2003, la part de l'épargne salariale bénéficiant aux entreprises solidaires ne représentait que 0,01% (5 millions d'€) de l'ensemble des montants collectés (50 milliards d'€). Les négociateurs en entreprise peuvent mieux faire. « Un public de plus en plus large est sensibilisé à l'épargne salariale solidaire, il convient de communiquer encore mieux dans ce sens », estime Alain Vautravers, présient d'Alsace-Active.
 Edmond Maire continue à ferrailler avec Maria Nowak, présidente de l'ADIE, association spécialisée dans le micro-crédit, qui estime trop bas le taux des prêts aux plus démunis pour développer une activité lucrative. Un rélèvement du taux plafond de l'usure devrait permettre de mieux couvrir les frais d'accompagnement des projets. Indignation de l'ancien leader syndical : « C'est de la politique libérale ! ».

 

DNA : 1er avril 2005

Microcrédit : 1 100 prêts en Alsace et 1 500 emplois créés en 8 ans

Exclus du système bancaire classique, plus d'un millier de RMIstes alsaciens et de chômeurs en grande difficulté ont pu créer depuis huit ans, grâce au microcrédit, une entreprise. Et par là même un emploi, voire deux ou trois.

 L'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) organise jusqu'au 7 avril la « semaine du microcrédit : créez votre emploi », avec ses partenaires bancaires - Banque Populaire et Caisse d'Épargne en Alsace - et les collectivités locales, en l'occurrence ici la Région Alsace.

Bouée de
sauvetage

 Cette campagne d'information sur le microcrédit vise à collecter un maximum de projets de créations d'entreprises. A cet effet, un forum spécifique est organisé dans la galerie marchande de la gare de Strasbourg et des supports d'information, brochures notamment, sont disponibles dans les 53 magasins Atac des deux départements du Rhin.
 En inaugurant hier cette « semaine du microcrédit » à Strasbourg, Paul Samuel, président du comité régional Adie, a rappelé que l'Alsace avait été l'une des premières régions à s'investir dans le microcrédit, une formule très en vogue dans les pays les plus pauvres, en particulier au Bangladesh : « Il y a eu au départ, a-t-il reconnu, un certain scepticisme par rapport à l'idée-même de prêter de l'argent à des exclus du système bancaire ». Mais cette fois, « l'économiquement incorrect » aura triomphé.
 La Banque Populaire, le conseil régional, puis la Caisse d'Épargne se sont engouffrés dans cette aventure. Avec, de surcroît, des résultats spectaculaires.

De 500
à 5 000 euros

 En effet, le taux de sinistralité des entreprises créées par ces chômeurs en fin de droit ou ces Rmistes n'est pas plus élevé que la moyenne. « En Alsace, le taux d'échec est inférieur à 25% au bout de deux ans et de 45% au bout de cinq ans », affirme Olivier Worms, délégué régional de l'Adie. « Bon an, mal an, nous accompagnons 200 projets », dit-il.
 Les crédits peuvent aller de 500 à 5 000 euros et s'y ajoute, souvent, une subvention de la Région Alsace pouvant atteindre les 5 000 euros. Pour ce faire, l'institution régionale s'est dotée d'une enveloppe annuelle de 600 000 euros. Par ailleurs, elle participe financièrement au fonctionnement de la délégation de l'Adie.
 Des prêts d'honneur sont aussi consentis par l'Écureuil, tandis que la majorité des crédits sont actuellement octroyés par la Populaire, indique Olivier Worms.

A Strasbourg
et Mulhouse

 Concrètement, l'association créée par Maria Nowac est présente à Strasbourg et à Mulhouse : elle s'appuie sur une équipe de 10 permanents qui étudient, peaufinent et valident les projets, qui informent les futurs créateurs de leurs droits, les conseillent et les épaulent dans tout leur parcours du combattant.
 Une tâche pour laquelle l'Adie-Alsace bénéficie aussi du soutien et de l'ardeur d'une quarantaine de bénévoles, souvent anciens banquiers, chefs d'entreprises ou professeurs qui suivent au quotidien ces « exclus » et les aident à reprendre pied en créant leur propre job, voire plus.

Christian Lienhardt

AVCM : c'est quoi, le Crédit Mutuel ?

AU CREDIT MUTUEL !!!

*  *  *

DNA : 19 mars 2005

 Comment donner du sens à son argent ? « La solidarité constitue une réponse simple, évidente, admirable face au désastre comme celui qui a meurtri profondément des centaines de milliers de personnes. Elle constitue également une réponse aux multiples besoins quotidiens qui apparaissent dans notre entourage » : Bernard Ehrmann est président de la CRES (*) Alsace et représentant de la coopération et de la mutualité au CESA. Le thème qu'il aborde ici s'inscrit dans la « quinzaine de l'épargne solidaire » qui se déroule jusqu'au 24 mars.

 Le citoyen peut-il encore agir sur son environnement ? Et ceci malgré l'accélération des échanges sociaux, la complexité des systèmes, la dissolution des solidarités traditionnelles (familles, village, quartier...) dans une société qui s'emballe de plus en plus, avec des dirigeants dont la capacité à agir sur leur environnement semble de plus en plus floue.
 Pour changer les choses, certains choisissent une voie politique, associative, syndicale et s'engagent au bénéfice de la collectivité. Il faut saluer la vivacité du bénévolat en Alsace, qui est le moteur de l'économie sociale alsacienne.

« L'horreur
économique »

 L'économie sociale qui regroupe des sociétés de personnes (coopératives, mutuelles, associations, fondations...) mettant leurs forces en commun dans un but collectif et humaniste de satisfaction de besoins sociaux, parfois vitaux (hébergement d'urgence, humanitaire), apporte une première réponse à « l'horreur économique » décrite par Viviane Forrester dans son essai.
 Cette réponse, qui s'enracine dans une tradition plus que centenaire en Alsace a souvent été qualifiée de fille de la misère.
 C'est bien contre la misère issue des pratiques des usuriers que des agriculteurs ont monté les premières caisses de crédit mutuel, tout comme les artisans modestes se sont groupés pour leurs caisses de banque populaire garantissant le développement de leurs affaires, que des consommateurs soucieux du prix et du poids justes ont fondé la coopé.
 Le chômage de masse persistant, malgré des résultats florissants d'entreprises, nous pousse à nous interroger sur les solidarités existantes et sur celles qui sont à développer. L'impôt ne joue plus aujourd'hui son rôle de régulateur et l'on voit se développer des stratégies complexes dans les entreprises pour contourner ou optimiser l'impôt comme on optimise la force de travail par la flexibilité.
 Des solutions nouvelles ont vu le jour et le développement du commerce équitable prouve que les citoyens sont prêts à passer du statut de consommateur passif à celui de "consom'acteur".

L'efficacité
du microcrédit

 Dans le secteur bancaire, la solidarité peut aussi s'exprimer de manière simple et efficace grâce à la finance et l'épargne solidaire. Selon le baromètre des Finances solidaires réalisé par l'association Finansol en décembre 2004, 43 % des Français interrogés se disent prêts à souscrire à des produits solidaires.
 La Finance solidaire vise à financer des activités d'utilité sociale, luttant contre l'exclusion ou à visée d'insertion sociale ou professionnelle. Elle permet également l'accès au financement (crédit, prêt bancaire pour une création d'entreprise) de personnes qui en sont les plus éloignées.
 Le microcrédit, prêt de faible ampleur et de faible durée accordé à un porteur de projet en situation d'exclusion a démontré son efficacité économique et sa réussite financière.
 On ne peut prêter que ce que l'on a et, si la coopération bancaire et le cautionnement mutuel permettent une répartition du risque, il reste tout de même à doter les nouveaux acteurs (ADIE, Alsace Active...) d'une capacité financière suffisante. C'est là l'objet de l'épargne solidaire qui assure le financement d'une partie des actions des financeurs solidaires par des citoyens.

Une finance labellisée
et transparente

 Il est possible aujourd'hui de souscrire à des produits dont la gestion sérieuse et la réalité de l'engagement solidaire est garanti par le Label finansol (www.finansol.org). L'épargnant a la possibilité de choisir le champ d'action qu'il souhaite soutenir (solidarité internationale, insertion par l'emploi, développement durable, logement des plus démunis...)
 La solidarité internationale vise à aider des populations entières à s'organiser pour sortir de la dépendance extérieure (politique ou alimentaire), à se construire ou à se reconstruire un avenir dans l'indépendance.
 L'insertion par l'emploi soutient près de 10 000 personnes en Alsace mais la dépendance des financements publics et les changements de politiques parfois brutaux ont fragilisé les structures associatives et les entreprises d'insertion.

Choisir un
FCP solidaire

 Le développement durable ne se conjugue pas seulement dans une stratégie nationale ou mondiale de grands groupes en quête d'un blanc seing social mais peut aussi se décliner dans le financement d'un équipement solaire, d'une ferme produisant des fruits et légumes respectueux de l'environnement...
 Avec plus d'un million de français sur liste d'attente de logements sociaux, l'augmentation de l'hébergement chez des tiers, dénoncé par le rapport de la Fondation Abbé Pierre en février 2005, et la montée des salariés précaires, l'accès aux logements pour les personnes en grande fragilité est rendu presque impossible par la flambée des prix de l'immobilier et la crise économique.
 En Alsace, du 15 au 24 mars, les banques coopératives, les acteurs de la finance solidaire, associations et coopératives ont choisi de se mobiliser pour informer le grand public sur l'épargne solidaire et inciter les épargnants à choisir un FCP solidaire, des parts dans une société foncière pour le logement des exclus, un plan d'épargne salariale solidaire...

Faisons passer
le mot

 Cette incitation passera par l'exemple. Rencontres avec des projets et des personnes financés, dialogues avec des épargnants, mise en place d'un service téléphonique de renseignements, d'un site internet dédié... Le public pourra ainsi trouver toutes les réponses à ses questions sur l'épargne solidaire et choisir de rendre son argent solidaire, sans oublier les conséquences fiscales parfois intéressantes.
 Cette mobilisation, qui aimerait inscrire dans le calendrier alsacien un moment de solidarité dans la continuité, a déjà remporté l'adhésion des collectivités locales sensibles à cette démarche citoyenne, alliant la solidarité au réalisme et à la proximité.
 Il reste maintenant à convaincre un nombre croissant d'Alsaciens à sauter le pas. Il est possible de rendre notre argent solidaire, faisons ensemble passer le mot.

B.E.

LA REPONSE DU CREDIT MUTUEL A LA SOLIDARITE :

RAID sur les GALERIES LAFAYETTES !

DNA : 30 mars 2005

 Galeries Lafayette : la famille Moulin s'allie à BNP Paribas La famille Moulin, l'une des deux familles propriétaires des Galeries Lafayette, s'est alliée avec BNP Paribas pour prendre le contrôle du groupe de distribution. L'autre famille, les Meyer, a décidé de vendre ses parts au groupe bancaire.
 

Depuis qu'en décembre 2004, le Crédit Mutuel s'était invité dans le capital des Galeries en ramassant plus de 15% en Bourse, les deux actionnaires familiaux s'interrogeaient sur leur présence dans le groupe.

 Le Crédit Mutuel lorgnait sur la perle financière du groupe Galeries Lafayette, Cofinoga, numéro trois français du crédit à la consommation avec ses 10 milliards d'euros d'encours et ses 9% de croissance l'an dernier.

 Les Meyer, en accord avec les Moulin, ont donc conclu, hier à 5h du matin, la vente à BNP Paribas de leurs 29,5% du capital des Galeries, pour près d'un milliard d'euros. Cette cession a mis fin à une alliance entre les deux familles remontant aux années 30. Toutes deux descendent du fondateur, Théophile Bader.

 BNP Paribas est partenaire des Galeries depuis 30 ans, quand la banque était entrée à hauteur de 44% dans Cofinoga comme partenaire financier passif en 1973. BNP Paribas a obtenu de monter à 50% du capital de Cofinoga, qui sera désormais développé en synergie avec sa filiale de crédit à la consommation Cetelem, déjà leader européen avec 27 milliards d'euros d'encours.

Un allié connu

 Pour les Moulin, l'alliance avec BNP Paribas permet de sauvegarder les « valeurs familiales », en s'appuyant sur un allié solide, connu et fiable, qui n'essaiera de mettre la main ni sur les Galeries ni sur Cofinoga. BNP Paribas a assuré qu'il ne souhaitait pas monter davantage dans Cofinoga et rester à 50-50 avec les Galeries Lafayette.

 Le développement des grands magasins (Galeries Lafayette, Nouvelles Galeries et BHV) et des Monoprix, filiale à 50% du groupe, ne sera pas modifié.

 Si l'OPA réussit, les Galeries seront détenues à 62,9% par la famille Moulin et 37,1% par BNP Paribas, qui aura investi 585 millions d'euros et organisé un prêt de 1,6 milliard d'euros aux Moulin pour aider à financer l'OPA.

AVCM : Il y a une morale à l'histoire : BNP-PARIBAS a repris la main et le CREDIT MUTUEL a raté son coup ! 

Libération, n° 7429
ECONOMIE, mercredi 30 mars 2005, p. 17 - CORI Nicolas

Avec les Galeries Lafayette, la BNP s'offre un crédit juteux

La banque rachète 37 % des grands magasins et met la main sur Coflnoga, la lucrative filiale de crédit à la consommation.

Les soldes sont terminés depuis un bon bout de temps, mais ce week-end, BNP Paribas a fait une affaire terrible. Pour 580 millions d'euros, la banque dirigée par Beaudoin Prot va racheter 37 % des Galeries Lafayette à l'un des actionnaires historiques et mettre la main sur 50 % de Cofinoga, sa très rentable filiale de crédit à la consommation. Un prix supérieur de seulement 1,8 % au cours de Bourse des Galeries vendredi soir. Plus jouissif encore, avec cette opération annoncée hier matin, BNP fait la nique au Crédit mutuel, qui lorgnait ouvertement sur Cofinoga depuis plusieurs mois...

AVCM : les conseillers référendaires à la Cour des comptes sont mal formés pour les raids boursiers ...

 

DNA : 6 mars 2005

"Synergie payante avec un résultat net qui a frôlé les 900 millions d'euros en 2004, le Crédit Mutuel Centre Est Europe, association sans but lucratifengrange aujourd'hui les dividendes du regroupement technique opéré avec les banques CIC."

AVCM : Le Crédit Mutuel Centre Est Europe, association sans but lucratif, la Ban-que solidaire, la Banques pauvres dont les Caisses sont des sociétés coopérative qui ont pour but la satisfaction des besoins financiers de leurs sociétaires en leur rendant le meilleur service au moindre coût, qui visent à combattre l’usure et l’endettement excessif, à encourager la pratique de l’épargne et défendre les intérêts des épargnants, à contribuer activement à l’amélioration du niveau et de la qualité de vie de ses sociétaires, de sa circonscription et de sa région, à développer l’esprit d’entraide et le sens mutualiste parmi ses sociétaires...

... se vante d'avoir réaliser en 2004 un profit de 900 millions d'euros, cherchez l'erreur ?

 

DNA : 6 mars 2005

Crédit Mutuel et CIC : la synergie payante

Avec un résultat net qui a frôlé les 900 millions d'euros en 2004, le Crédit Mutuel Centre Est Europe engrange aujourd'hui les dividendes du regroupement technique opéré avec les banques CIC.

« L'harmonisation des systèmes informatiques et des outils produit désormais son plein effet en terme de réduction des coûts et d'efficacité commerciale », a résumé hier le président Étienne Pflimlin en présentant les comptes 2004 du Crédit Mutuel CEE. Un groupe dont le résultat repose à présent sur trois piliers principaux : le pôle assurances avec les ACM pour 20%, le pôle Crédit Mutuel Strasbourg-Lyon-Paris avec ses 1 212 points de vente et ses 3,6 millions de clients pour 40% environ et le pôle des banques CIC, parmi lesquelles le CIAL, pour également près de 40%.

65 000 clients
de plus

Entamé voilà cinq ans, le grand chantier de regroupement par métier des filiales du CIC et du Crédit Mutuel et d'organisation des banques CIC en quatre pôles, dont celui de l'Est avec CIAL et SNVB, s'achève. Les salles de marché, aussi, seront regroupées prochainement autour de trois pôles. « En 1998, lorsque nous avons acheté le CIC, ce groupe comptait une quinzaine de salles de marchés », commente Michel Lucas, directeur général du Crédit mutuel et président du directoire du CIC. Cette rationalisation concerne aussi l'informatique avec l'arrêt du site de Valence et le transfert de celui de Mulhouse sur Strasbourg.
 Outre l'irruption récente au capital des Galeries Lafayette à hauteur d'environ 15%, le Crédit Mutuel aura aussi été l'an dernier l'un des acteurs majeurs dans le rapprochement de la Sagem et de Snecma et dans la restructuration du capital de Veolia. Quant à son activité commerciale, elle s'est accélérée avec un gain de 65 000 nouveaux clients : le volume d'épargne gérée (+7,4%) a franchi le cap des 245 milliards d'euros et celui des crédits à la clientèle (+8,9%) a dépassé les 107 milliards. Dans les assurances, le chiffre d'affaires a progressé de 25,1% pour s'établir à 6,2 milliards d'euros.

Opportunités étrangères

Du coup, les ACM s'adjugent même une part de marché de 30% en Alsace, proche 45% dans l'épargne et 48,1% dans les crédits que revendique le Crédit Mutuel, des pourcentages qui n'incluent pas -cette fois- les parts de marché du CIAL. Au total, la marge financière du groupe a passé en 2004 la barre des 2 milliards d'euros (+3,9%) et le résultat économique, abstraction faite de la dotation au fonds de réserves, a atteint 1,2 milliard (+3,2%). Les fonds propres ont bondi de presque 20% pour s'établir à 12,5 milliards.
 De quoi permette au Crédit Mutuel de peaufiner sa stratégie internationale et de financer d'éventuelles acquisitions. « Si des opportunités se présentent, pourquoi pas ? En tout cas, nous les étudierons », a lâché hier Étienne Pflimlin. A une condition, toutefois : « En avoir le contrôle ». Ce qui, de facto, exclurait d'éventuelles alliances internationales. Wait and see. Dans l'immédiat, le président du Crédit Mutuel attend le 29 mars, date butoir pour un éventuel appel de la Commission européenne qui a été désavouée par la Cour de justice de Luxembourg dans l'affaire du Livret Bleu.
L'enjeu ? 164 millions d'euros que Bruxelles demandait au Crédit Mutuel de ristourner à l'État français. Quant à la création d'une banque postale dans l'Hexagone, il sait que les dés sont jetés, ce qui ne l'empêche pas de considérer que « les pouvoirs publics commettent là une erreur stratégique majeure ». En attendant et alors que la fédération Centre Est Europe fête ses 100 ans, le groupe mutualiste s'associe à l'ADMR (Aide à domicile en milieu rural) et à l'AG2R pour développer dans le cadre du plan Borloo les services d'aide à la personne.

Christian Lienhardt 




Cet article publié par les DNA le 10 juin 2005, interpelle l'AVCM à plusieurs titres.

Quels sont parmi les faits reprochés par cette jurisprudence, ceux révélés par l’AVCM, ceux qui pourraient-ils s’appliquer aux dirigeants du Crédit Mutuel ?

L’article précise qu’un jugement du tribunal correctionnel de Strasbourg a réaffirmé la primauté du droit bancaire sur le droit local.

L’AVCM a découvert de nombreuses infractions au droit local et au non respect des obligations légales dont celles concernant l’association dénommée « l’Expansion Rurale et Urbaine » mais aussi des infractions au droit bancaire puisque les entités juridiques de droit local n’ont pas qualité à exercer une activité bancaire au niveau national. Ainsi l’ERU a déclaré en 1984, pour obtenir un agrément, 1108 caisses locales à la Banque de France alors que ces caisses introuvables n’étaient pas sociétaires de l'ERU puisqu’elles n’en avaient pas le droit.
 
L’article dit que le tribunal a condamné les délinquants pour absence d’agrément de la Banque de France.

L’AVCM a établi que l’actuelle Banque Fédérative du Crédit Mutuel exerce sans aucun agrément depuis 1955 puisque cette société commerciale prétendait disposer d’un agrément d’une banque dénommée Banque Mosellane créée en 1933 alors qu’elle a été créée en 1955. (preuve extrait Kbis délivré par le tribunal d’instance de Metz). N’ayant pas d’agrément de la Banque de France, la Banque Fédérative ne pouvait pas se porter acquéreur du groupe CIC.

L’article dit que le tribunal a condamné les délinquants pour absence de réassurance.

L’AVCM est particulièrement inquiète des réponses à nos demandes qui ont été apportées par les commissaires aux comptes de la Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, les sociétés KMT Audit et Barbier-Frinault et associés qui ne peuvent justifier d’aucune garantie d’assurance par la Fédération des Commissaires aux comptes. 

DNA n° 135 - 10 juin 2005
Contournement du droit bancaire : prison ferme
 Principaux prévenus d'une affaire d'escroquerie et d'exercice illégal d'une activité bancaire, James Gilles et Alain Houdayer, ont été condamnés hier à respectivement 30 mois de prison dont douze avec sursis et 30 mois ferme par le tribunal de Mulhouse.
 James Gilles et Alain Houdayer ont créé en 1996 une association de droit local, la CEMA, pour recruter, à partir de Mulhouse et à l'échelle nationale, des sociétaires. Ces derniers voyaient en contrepartie de leur adhésion leurs contrats et leurs emprunts garantis. Mais l'association n'avait aucune surface financière et aucun agrément pour œuvrer dans ce secteur.
 L'association de Cautionnement européen mutuel d'Alsace (CEMA) a fait l'objet d'une liquidation judiciaire en 2000. Elle avait à cette date plusieurs millions de francs de passif. Elle a compté en 1997 près de 240 sociétaires, qui s'étaient tous acquittés de plusieurs milliers de francs de tickets d'entrée.
 Grâce à ces sociétaires, la CEMA réalisait en 1997 un chiffre d'affaires de près de 600 000 € (environ 3,9 millions de F), avec un bénéfice de 60 000 € (393 000 francs). Deux ans plus tard, il n'y avait plus « que du contentieux » et un chiffre d'affaires égal à zéro.
 James Gilles et Alain Houdayer, chevilles ouvrières de la CEMA, ont eu l'idée de « mettre en avant le droit local pour s'exonérer de la loi bancaire ». La loi qui s'applique aux banques dispose que, pour garantir des crédits, il faut bénéficier d'un agrément. La CEMA ne bénéficiait pas d'un tel agrément.
Réassureur inexistant
 En janvier 1997, un jugement du tribunal correctionnel de Strasbourg a réaffirmé la primauté du droit bancaire sur le droit local dans ce domaine.
 Sur le papier, le réassureur chargé de garantir la CEMA était la New's Madatan Securis, société de droit malgache. Dans les faits, ce réassureur n'existait pas. A l'audience, les principaux prévenus se renvoyaient la balle. « J'ai fait confiance à M. Houdayer, qui m'a dit que le droit local permettait cela (l'activité de cautionnement). Peut-être que j'ai pêché par naïveté », déclarait innocemment James Gilles, 61 ans. Alain Houdayer assure de son côté qu'il s'était retiré de l'activité dès mi-1997 et que James Gilles gérait toutes les activités de la CEMA.
 La CEMA était « une entreprise de façade, sans moyen de nature à lui permettre de remplir ses obligations ». Ses dirigeants « ont fait croire aux contractants que la CEMA pouvait cautionner leurs engagements ». Seuls quelques-uns des clients escroqués se sont portés partie civile, pour des montants totaux de 30 000 €.
 Le tribunal correctionnel a condamné James Gilles à trente mois de prison, dont douze avec sursis et Alain Houdayer à trente mois de prison ferme ; deux prévenues, aux rôles secondaires, ont été également condamnées à 12 et 18 mois de prison avec sursis.


A
SSOCIATION DES VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
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