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ASSOCIATION DES
VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
A.V.C.M. le site des Victimes du Crédit Mutuel

Dans le fief du Crédit
Mutuel, "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" publient des articles
critiques ...
La vision surréaliste, mensongère
et
mystificatrice de la spoliation de 5,7 millions de
sociétaires,
publiée par les DNA le 28 mai 2005 (suivi d'un droit de
réponse
de l'AVCM)
Etienne
Pflimlin : « Il faut renforcer nos fonds
propres et arriver à 15 milliards d'euros. » (Photo
DNA) Centenaire depuis
mercredi, le groupe Centre Est Europe (CEE) du Crédit Mutuel
accueillera
au 1er janvier la Fédération Savoie-Mont-Blanc (Annecy)
au sein de sa caisse fédérale qui abrite
déjà,
à Strasbourg, celles du Sud-Est (Lyon) et d'Ile-de-France
(Paris).
Devant quelque 6 000 administrateurs et salariés
réunis hier en assemblée générale au
Wacken, à Strasbourg, le président du Crédit
Mutuel, Étienne Pflimlin, a
révélé ce nouveau partenariat qui confortera, un
peu plus encore, le rôle prédominant de Strasbourg au sein
de la Confédération nationale du groupe. De tels
partenariats, a-t-il souligné, « permettent
d'accélérer le développement du Crédit
Mutuel
là où de réelles possibilités existent,
mais
où les moyens ne pas toujours disponibles ».
A cet égard, le président de Savoie-Mont-Blanc,
Albert Peccoux, a rappelé que sa fédération
était passée en seize ans de 9 à 58 caisses
grâce à l'aide du groupe. Une solidarité qui aura
transcendé ce
premier siècle du Crédit Mutuel, entamé un certain
25 mai 1905 lorsque les caisses Raiffeisen de Moselle, de Haute et de
Basse
Alsace décidaient de fusionner et de porter le comte Hubert
d'Andlau
à la tête de cette fédération.
Centenaire
Tant le président Pflimlin que son directeur
général, Michel Lucas (*), ont retracé les
principales étapes de
ces cent ans, entre les débuts où des pionniers du
mutualisme, pour lutter contre les usuriers, achetaient par wagons
entiers de semences pour les revendre à prix coûtant aux
paysans-sociétaires, et aujourd'hui, avec un Crédit
Mutuel devenu le 4e groupe bancaire français et le 8e assureur.
L'an dernier, il aura injecté plus de 44 milliards d'euros dans
les rouages économiques, des sommes récoltées
depuis Strasbourg sur les marchés financiers.(*) Au cours de
l'assemblée générale, Étienne
Pflimlin a remis hier à Michel Lucas les insignes d'Officier de
la Légion d'Honneur.
Un positionnement qu'a illustré Michel Lucas en rappelant
les performances financières 2004 du groupe de Strasbourg (DNA
du 5 mars 2005) : un résultat économique de 1,2
milliard d'euros (+3,2%) et des fonds propres de 12,6 milliards d'euros
(+20%), niveau qui aura quasiment quadruplé depuis 1997,
l'année
précédant le rachat par la BFCM (Banque
fédérative)
du CIC. Une acquisition dont le retour sur investissement tourne autour
de 15%, a révélé Michel Lucas.
Livret bleu
Le chantier de l'intégration se poursuit avec une
simplification de l'organigramme du CIC qui comptait 183 filiales en
1998, chiffre tombé sous les 30 aujourd'hui et avec la
constitution de cinq pôles régionaux, dont celui de l'Est
formé par le CIAL et la SNVB. Si le CIC est coté en
Bourse, pas question d'y entraîner sa maison-mère,
à savoir la Banque fédérative du Crédit
Mutuel. Michel Lucas a été formel, ne se privant pas de
balancer
une « amabilité » dont il a le
secret :
« Est-ce qu'il ne doit y avoir dans ce pays qu'un seul type
d'entreprise permettant à des parachutés de
l'administration
d'avoir des "stocks options" ou des "retraites
chapeaux" ? ».
Même tonus pour dénoncer l'excès de
réglementation en France et pour défendre le Livret bleu.
A cet égard,
il a encouragé les élus alsaciens -étaient
présents à l'assemblée générale
notamment le ministre François Loos, la député
Catherine Trautmann et les sénateurs Fabienne Keller et Roland
Ries- à se battre pour permettre une utilisation en
région des fonds centralisés
à Paris auprès de la CDC.
Une proposition réitérée par le
président Pflimlin qui s'est réjoui du jugement
de la Cour
de Luxembourg annulant, après 14 ans de procédures, la
condamnation du Crédit Mutuel à une amende de 164
millions d'euros au
prétexte qu'il aurait bénéficié d'une aide
d'État.
Seul hic : Bruxelles vient de relancer une procédure
(DNA du 25.03.2005). En attendant le prochain épisode, la banque
ne reste pas l'arme au pied. Non seulement Étienne Pflimlin
veut renforcer le caractère mutualiste de son
établissement en incitant 100% des clients à devenir
sociétaires et en féminisant les conseils
d'administration, mais il entend également, à moyen
terme, donner à sa banque une taille européenne. D'ores
et déjà, a rappelé Michel Lucas, le groupe
dispose de « points d'ancrage forts et rentables, à
Londres,
Francfort, Bâle, Genève, Luxembourg, dans le Bade
Wurtemberg,
en Espagne, en Belgique et en Italie ».
Christian Lienhardt
REPONSE DE L'AVCM AUX DNA
Objet : Crédit Mutuel C E E
Fédération.
Monsieur le Rédacteur en Chef.
Soucieux de la vérité, comme tout responsable de
l’information transmise dans les médias, nous vous devons
quelques explications au sujet du Crédit Mutuel.
Nous avons pris connaissance de l’article de Mr Christian LIENHARDT,
paru dans les DNA du Samedi 28 Mai 2005. Celui-ci retraçait la
tenue de l’assemblée Générale de la
Fédération du Crédit Mutuel
Après lecture de celui-ci, nous avons relevé quelques
contradictions, venant se heurter à la réalité.
Ces contradictions, portent sur le but du Crédit Mutuel, sur ses
méthodes de fonctionnement, sur son statut et également
sur d’autres points que nous vous dévoileront dans ce courrier,
ou que vous retrouverez sur nos SITES internet : www.assvictimescreditmutuel.com
ou .net, ou .org.
Cette visite sur nos SITES, vous donnera également les buts de
notre action.
Les anomalies relevées portent sur :
Le Président PFLIMLIN rappelle que l’ORIGINE
du Crédit Mutuel était la lutte contre les
« USURIERS ». Or, et vous en êtes
responsable, vous avez publié un article, qui confirmait que le
Crédit Mutuel avait pratiqué des
taux d’usure à l’encontre d’un couple qui gérait un
bureau
de tabac ? Ceci a été confirmé
également
par un rapport d’expertise judiciaire en 1997, expertise
diligentée
par un juge d’instruction de STRASBOURG. Ces faits rapportés aux
nombreuses Caisses, prouvent la dérive du Crédit Mutuel.
Le but du Crédit Mutuel, et nous citons votre
article, était de permettre à ses adhérents, de
bénéficier de services très avantageux, et
même
gratuits. Or, Mr LUCAS, annonce que l’acquisition du CIC, par
ailleurs remis en cause, a un retour d’investissement de 15% et pour un
fait, dont vous avez également fait état dans votre
journal,
mais dont personne n’a parlé lors de cette assemblée, le
raid sur les Galeries Lafayette, a t'il un rapport avec l'objet
social
et les missions de base du Crédit Mutuel ?
Les fonds, déposés par les
« Sociétaires Mutualistes », doivent-ils
servir à ces opérations de prédateurs, ou bien
doivent-ils servir aux buts initiaux du
Crédit Mutuel ?
Nous recommandons aux journalistes des DNA, de prendre
connaissance des statuts des CAISSES, afin de vérifier nos dires
sur la dérive du Crédit Mutuel.
Mr LUCAS, tire à « boulets
rouges » sur le système Français de
l’entreprise, en mettant en
cause « LES PARACHUTES DE LA HAUTE
ADMINISTRATION », et dans le texte, PERMETTANT A
DES PARACHUTES DE L’ADMINISTRATION
D’AVOIR DES STOCKS OPTIONS OU DES RETRAITES CHAPEAU ?
Mr LUCAS oublie de dire que son
« PATRON » a été mis en
disponibilité par la Cour des Comptes en 1984, pour prendre en
charges le Crédit Mutuel, soit depuis
plus de vingt ans. Alors que Mr PFLIMLIN était
« CONSEILLER REFERENDAIRE DE DEUXIEME CLASSE A LA COUR DES
COMPTES »
Mr LUCAS parlait de parachutés de l’Administration ?
Ou bien il n’était pas au courant ? Ou bien ces paroles ne
sont pas innocentes ?
Autres anomalies dont personne ne parle, Le Président de
la Fédération, est élu pour une durée
indéterminée « à vie si il le
souhaite », par acclamations ou par
« assis-debout ». Cette façon de
faire nous rappelle de biens mauvais souvenirs.
Toujours dans le même registre, il existe un paragraphe des
statuts du Crédit Mutuel (BFCM, CFCMCEE ...) et, qui
confirme : que les seules personnes physiques pouvant
être actionnaires du Crédit Mutuel, sont les
Administrateurs, dont font évidement partie Mrs PFLIMLIN et
LUCAS ?
Sur un autre registre concernant la dérive
du Crédit Mutuel :
Selon un autre article des DNA, Mr PFLIMLIN a
« déclaré que le Crédit Mutuel,
collectait 47% de l’épargne en Alsace Moselle ».
Que fait le Crédit Mutuel de cette
collecte ?
Il fait un raid sur les Galeries Lafayette.
Il achète le CIC, dans des conditions
illicites, avec un agrément inexistant de la Banque de
France.
Il s’implante en SUISSE, au LUXEMBOURG, en ALLMAGNE, en
ITALIE, en ANGLETERRE, en Espagne, …etc… et même aux îles
CAÏMAN ?
Ces actions ne servent qu’à soigner l’Ego de
financiers qui pensent être certainement investis d’une mission
quasi divine.
Messieurs les dirigeants du Crédit Mutuel,
pensez-vous un seul instant que les « Sociétaires des
Caisses, souhaitent ces actions étrangères ? Alors
que ces fonds régionaux devraient, avant tout, servir aux
investissements
locaux créatifs d’emplois. La région s’en porterait
certainement
bien mieux au niveau de ses « délocalisations et de
son taux de chômage ».
Que pourrait faire la Région, avec les 12,6
Milliards d’Euros de fonds propres, (appartenant aux
Sociétaires), comme investissements, afin de créer des
emplois.
Nous en avons d’ailleurs informé Mrs les
Présidents du Conseil Régional, et du Conseil
Général. Ils
sont maintenant informés de ces faits.
Quant à la suite :
Mr PFLIMLIN, se réjouit du jugement rendu par
la Cour de Luxembourg, au sujet des Livrets Bleus. Votre
journaliste, à juste titre, relève que la Commission de
Bruxelles, vient de relancer une procédure, sur ces Livrets
Bleus.
Cette même Commission vient de nous informer, nous
minuscule association, « qu’elle a décidé
de poursuivre l’analyse des documents que nous lui avons
transmis ».
Ce courrier, qui sera reproduit sur notre SITE, est
également destiné à Mesdames et Messieurs les
Politiques, qui ont
assisté à cette « Grand-messe » .
Soit Mr François LOOS Ministre, Mme Fabienne
KELLER Sénateur, Mme Catherine TRAUTMANN Député et
Mr Roland RIES Sénateur, auxquels nous recommandons d’aller
faire une visite sur le SITE de l’Association.
www.assvictimescreditmutuel.com
ou .net, ou ..org.
Nous aimerions que ce courrier, soit considéré
comme un droit de réponse aux déclarations
relatées dans votre journal, et qu’il en soit fait état
dans celui-ci.
Nous vous en remercions d’avance, et vous prions d’agréer,
Monsieur le Rédacteur en Chef, nos sincères salutations.
Le Bureau de l’AVCM
AVCM : Le concurrent des DNA détenu à 80 %
par
le Crédit Mutuel !
Libération du 10 février 2005 : Un
quotidien, deux titres ... par Calinon Thomas
Le groupe l'Alsace-le Pays, dont le siège est à Mulhouse,
est l'un des rares groupe de presse indépendants dans le paysage
de la presse quotidienne régionale frabçaise.
Fondé à la libération par des résistants,
il est aujourd'hui détenu à 80 % par le Crédit
mutuel, Hachette (15 %) et les héritiers des actionnaires
historiques (5 %) se partageant le reste du capital. Le quotidien a
deux visages : l'Alsace, diffusé dans le Haut-Rhin et le
Bas-Rhin jusqu'à Strasbourg, fief des Dernières Nouvelles
d'Alsace, et le Pays, qui couvre le nord de la Franche-Comté, en
concurrence avec l'Est républicain. Les ventes de l'Alsace-le
Pays s'élèvent à 106 693 exemplaires selon le
dernier OJD (2003), en baisse de 4,8 % par rapport à
1999.
Le 10 avril 2005, les DNA rapportent le coup de gueule du
président du Conseil général du Bas-Rhin qui
dresse un cri d’alarme face à la situation économique
catastrophique de l’Alsace comme malheureusement dans toutes les
régions françaises.
Pourtant dans le fief du Crédit Mutuel, l’on pourrait s’attendre
à ce que cet organisme mutualiste qui dispose de moyens
d'intérêt général et de collecte de
l'Epargne concédés par la puissance publique, joue un
rôle majeur, dans la redistribution dans l’économie locale
comme pour le microcrédit par exemple plutôt que de
se lancer dans des raids boursiers spéculatifs comme
récemment contre les Galeries Lafayette.
Dans sa publicité le Crédit Mutuel affirme
qu'il place au centre de ses préoccupations la
qualité de la relation avec ses
sociétaires....
et sa contribution au développement régional.
L’AVCM a adressé un courrier à M. Philippe
Richert et à M. Adrien Zeller, président du conseil
régional (voir après l’article des DNA), nous
publierons leurs
réponses.
DNA : 10 avril 2005
Richert :
« l'Alsace prend trop de claques, il faut un
choc ! »
Pour Philippe Richert, il est urgent que l'Alsace concentre ses moyens
sur des « engagements d'excellence ».(Photo
archives DNA)
Inquiet de la détérioration continuelle de la situation
économique alsacienne, Philippe Richert veut
« provoquer un choc » et appelle ses
collègues en responsabilité politique à davantage
de travail en commun pour répondre à un
« état d'urgence ».
« La situation est grave », dit le
président du conseil général du Bas-Rhin. La
conjoncture économique ne cesse de se dégrader, les
régions se font une concurrence effrénée pour
attirer les entreprises mais aussi les touristes. L'augmentation du
nombre de RMIstes est plus forte ici que partout ailleurs. Dans le
Bas-Rhin, on en compte 17 000, auxquels s'ajoutent 3000
bénéficiaires de l'allocation spéciale
solidarité
et 2800 personnes qui touchent l'allocation parent isolé.
La réponse ne peut pas consister en de simples
ajustements. « On ne peut pas simplement repeindre la
façade. Il
faut créer un choc », dit celui qui avait
relancé, il y a deux ans et demi, l'idée d'une fusion des
grandes collectivités (conseils régional et
généraux) - une initiative
qui n'avait pas eu le succès escompté.
Des réflexes
d'enfants gâtés
Aujourd'hui, Philippe Richert évite
d'employer le mot fusion, mais il estime qu'une meilleure utilisation
de l'argent public, pour en améliorer l'efficacité, exige
à la fois une réforme de l'État, mais aussi une
profonde remise en cause des collectivités locales
elles-mêmes. C'était l'une des ambitions, et non la
moindre, de la démarche Hommes ' Territoires du
conseil général du Bas-Rhin qui entraînera une
réorganisation profonde des services et des méthodes de
gouvernance.
Le président bas-rhinois se félicite aussi des
rencontres régulières à trois (lui, Buttner,
Zeller), dans « un climat apaisé et
volontariste », ainsi que du « travail
partenarial » engagé avec le Haut-Rhin. Mais cela ne
suffit pas. « On n'a pas assez évolué. On a
encore des réflexes d'enfants gâtés. On joue petits
bras. On ne prend pas la mesure de l'urgence et de l'importance de
l'enjeu », dit Philippe Richert. Il est urgent que
l'Alsace concentre ses moyens sur des « engagements
d'excellence ».
Une holding
à l'international
Il en cite quatre :
La recherche, réservoir des emplois et du
développement de demain. « L'Alsace fait du surplace,
alors que d'autres
régions avancent. Il faut que nous arrivions à booster
davantage
notre recherche ».
La communication (TGV, routes, haut débit). Le
conseil général se positionnera prochainement,
après débat, sur le Grand contournement ouest de
Strasbourg que Philippe Richert estime... incontournable. Il se
dit prêt aussi à examiner l'instauration d'un péage
sélectif, non seulement sur les autoroutes, mais aussi sur les
routes départementales, « pour pénaliser le
trafic de transit ».
La formation. Il s'agit d'orienter le plus possible de
jeunes vers les filières scientifiques, en déficit
d'élèves. Le Vaisseau, centre ludique de culture
scientifique inauguré récemment à Strasbourg, y
contribue mais ne saurait être une solution suffisante.
La qualité de vie, enfin.
« Comment être plus efficaces dans une (petite)
région comme la nôtre ? En simplifiant nos outils et
nos institutions », dit Philippe Richert, en prenant
l'exemple de la prospection à l'international (ADA, ADIRA,
CAHR).
« Ça fait des années qu'on en discute. Il y a
certes une coordination, mais elle n'empêche pas les couacs. Il y
a quelques semaines, j'ai proposé, à Sélestat
(lors
d'un déjeuner organisé par le ministre François
Loos),
qu'on arrête de tourner en rond et qu'on mette en place une
organisation
unique, une holding de l'Alsace à l'international, avec un
pilotage
politique, à savoir une présidence unique
- tournante, pourquoi pas - et une direction technique
unique, avec un secrétaire général. A
l'époque, cette proposition avait été
rejetée. Depuis, les esprits ont évolué et la
création de cette Holding devrait aboutir dans les deux ou trois
mois ».
Osons nous unir...
Un pilotage unique d'Alsace à l'international ne
résoudra évidemment pas les difficultés dans
lesquelles s'enlise l'Alsace. « Il faut aller beaucoup plus
loin et s'appuyer sur les enseignements de cette expérimentation
pour aboutir à une définition des stratégies et
d'objectifs, et à une mise en commun de moyens », dit
Richert. Le but à atteindre étant de
s'entendre sur un chef de file unique, et sur la mise en commun des
moyens des différentes collectivités pour piloter des
politiques telles que les interventions économiques, la
protection de l'eau, l'environnement.
« Osons déjà mettre en commun tout ce
qui relève de l'économie », dit Philippe Richert
qui en a « marre de voir l'Alsace prendre des claques au
quotidien et le modèle rhénan, autrefois porté aux
nues, prendre l'eau de toute part ». Claude Keiflin
Ce texte est édifiant sur le rôle insignifiant
joué par le Crédit Mutuel en Alsace
LETTRE de l'AVCM à M. Philippe RICHERT,
président du Conseil Général du Bas-Rhin.
A.V.C.M. à
CONSEIL GENERAL DU BAS-RHIN
Place du Quartier Blanc
67964 STRASBOURG Cedex 9
Objet : Article des DNA du 10 Avril 2005.
A l’attention de Mr le PRESIDENT RICHERT
Le 11 Avril 2005
Monsieur le PRESIDENT,
Nous avons pris connaissance de l’article paru dans les DNA du
Dimanche 10 Avril 2005. Celui-ci a retenu toute notre attention, pour
plusieurs raisons et principalement, le mouvement mutualiste.
L’association que nous avons créée, n’oublie pas que le
berceau du Crédit Mutuel est l’Alsace-Moselle, et tout
particulièrement l’Alsace.
D’autre part, un nombre important
d’adhérent étant de la région, c'est
donc en leur nom et également au nom de tous les
sociétaires du Crédit MutueL, que nous vous
adressons ce courrier.
Vous demandez dans cet article, que l'Alsace produise un
"ELECTROCHOC" pour éviter une crise insidieuse qui se
développe petit
à petit. Licenciements, fermetures d'entreprises,
dépôts
de bilan, crise de l'artisanat...etc... Il est vrai, que le tissu des
entreprises, en alsace, est constitué d'une majorité
de PMI et PME, de 10 à 100 personnes.
Quand une entreprise disparaît, à part un petit article
dans les DNA, personne n'y fait attention. Sauf les proches des
familles de licenciés, et les commerçants du secteur, qui
en souffrent directement.
Personne ne prend véritablement conscience des centaines,
voir des milliers d'emplois qui sont ainsi détruits depuis
quelques années.
Il faut donc effectivement la création d'une véritable
« secousse sismique », pour enrayer ce
déclin. Cette secousse, ne doit pas seulement être
politique et administrative, elle doit, et ceci est non seulement
possible, mais obligatoire, être financière.
Il nous a donc semblé que nous devions vous faire part de
certains faits touchant une institution régionale, qui
relève
du domaine public.
En effet, nous voulons vous parler du CREDIT MUTUEL. Cette
nébuleuse, annonce qu’elle collecte 40 % de l’épargne de
la région. C’est certainement vrai, car qui en Alsace n’a pas de
compte au Crédit Mutuel ?
Et pour quoi en faire, Monsieur le Président, pour
engager un RAID de prédateurs sur les Galeries
Lafayette. Après l’acquisition du CIC, et encore d’autres
actions de ce genre, voilà à quoi sert l’argent de
l’épargnant local.
Mr Lucas, Directeur Général, du Crédit Mutuel, est
même très fâché avec la région, qui
n’a pas retenu son offre de financement, trop chère, pour
l’opération de haut débit.
Mr Lucas oublie de dire que le crédit mutuel, contrairement aux
Banques de nature commerciale, ne rémunère pas son
actionnariat, actionnariat constitué des sociétaires des
CMDP. Ce qui devrait lui permettre de proposer des financements
à
de biens meilleurs taux que ses concurrents, enfin il nous semble.
Qui plus est, le Crédit Mutuel, bénéficie depuis
Prés de 30 ans de conditions avantageuses sur les LIVRETS BLEUS.
Et que fait-il de ces avantages, il prépare des acquisitions
à l’international (voir une déclaration dans les DNA du
Président) ?
Mr le Président, ceci est proprement scandaleux. Que
devient l’esprit MUTUALISTE ? Il n’y retrouve vraiment pas son
compte.
Nous vous recommandons d’aller sur le site de notre
association, vous y découvrirez des faits qui font
frémir, et surtout qui confirment la plus totale dérive
du Crédit Mutuel.
Si l’épargne des Alsaciens était investie dans la
région, comme ceci devrait être le cas, nous pensons que
celle-ci n’aurait plus besoin de « CHOC ».
Nous vous rappelons que les organes supérieurs du
Crédit Mutuel, bénéficient d’une
délégation de service publique.
Nous vous joignons un certain nombre de documents, qui vous confirmera
que nous ne tirons pas la sonnette d’alarme sans raison.
Si vous le souhaitez, un de nos correspondant peut venir vous expliquer
en détail ce que nous avançons, et notamment cet abandon
de gestion de service public.
Nous vous souhaitons, Monsieur le Président, bonne
réception du présent courrier, et que vous en fassiez le
meilleur usage,
pour le bien-être de nos concitoyens. Nous vous prions
d’agréer nos meilleures salutations.
Association des victimes du Crédit Mutuel
Le secrétariat général
COPIE: à Mr Adrien ZELLER Président du Conseil
Régional
Adresse, CONSEIL REGIONAL D'ALSACE, 35 Avenue de la PAIX, BP 1006/F
67070 STRASBOURG Cedex.
AVCM à
CONSEIL REGIONAL D’ALSACE
35, avenue de la PAIX
67070 STRASBOURG Cedex
Objet : Courrier au Conseil Général
Monsieur le Président.
Nous vous transmettons une copie du courrier que nous avons fait
parvenir à Mr RICHERT, Président du Conseil
Général du Bas-Rhin.
Ce courrier est accompagné de quelques coupures de presse, en
provenance des DNA.
Nous sommes certains qu’il y a eu une dérive totale du
Crédit Mutuel, et nous vous recommandons de vous connecter sur
le site de l’association, pour avoir confirmation de ce que nous
avançons.
Ces faits sont proprement scandaleux, et ne vont pas
renforcer la confiance des citoyens, qui iront visiter notre site,
particulièrement dans cette période importante et qui
engage notre avenir.
Nous vous souhaitons bonne réception du présent courrier,
et vous assurons de nos salutations respectueuses.
Association des victimes du Crédit Mutuel
Le secrétariat général
L’AVCM interroge les 37 tribunaux d’instance des
départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
AVCM
TRIBUNAL D’INSTANCE de ....
GREFFE DU REGISTRE DES ASSOCIATIONS
Le 12 Avril 2005.
Objet : Association inscrite « Fédération
du Crédit Mutuel Centre Est Europe » - Associations
coopératives « Caisses Mutuelles de
Dépôts et de Prêts » ou
« CCM ».
M. le Greffier en chef
Notre association aimerait avoir confirmation des points suivants :
1er : Fédération du Crédit Mutuel
Centre Est Europe : ex Fédération Agricole d’Alsace
Lorraine.
La « Fédération du Crédit Mutuel
Centre Est Europe », ex Fédération agricole
d’Alsace et de Lorraine, en qualité de représentante de
l’union pour la révision des Associations coopératives
des « Caisses Mutuelles de Dépôts et de
Prêts », a du déposer chaque mois de Janvier,
auprès de votre Tribunal, au registre des associations, la liste
des associations faisant parties de cette union.
Cette obligation lui étant imposée par la loi locale du
1er Mai 1889 et 20 Mai 1898. Cette association est enregistrée
au registre des associations inscrites, au Tribunal d’Instance de
Strasbourg, sous le N° 25 Volume V depuis 1921.
Pouvez vous nous confirmer ce point et nous faire parvenir une copie de
ces listes, pour les années 1984, 1992 et les dernières
connues.
2e : Associations coopératives
« Caisses Mutuelles de dépôts et
prêts » ou « CCM »
Les associations coopératives, « Caisses mutuelles de
dépôts et prêts » ou
« CCM », faisant parties du ressort de votre
Tribunal, ont du également, en respect de la loi locale du 1er
Mai 1889 et 20 Mai 1898, et ceci tous les ans, vous faire parvenir la
liste des sociétaires faisant partie de l’association.
De même, elles ont du vous remettre, sans délais, les noms
des sociétaires exclus de l’association, et chaque année,
les comptes certifiés, les modifications et la liste nominative,
avec leurs coordonnées, des personnes faisant partie du conseil
d’administration de la Caisse.
Nous vous demandons donc de bien vouloir nous confirmer la
disponibilité de ces documents, pour le cas où nous en
aurions besoin pour notre enquête. Si cela n’était pas le
cas, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous indiquer les
raisons de l’absence de ces documents.
Enfin, pourriez vous nous communiquer la liste des associations
coopératives « Caisses Mutuelles de
dépôts et de Prêts » ou
« CCM » du ressort de votre Tribunal, pour
l’année 1984 et les dernières connues.
Nous remercions d’avance pour vos réponses, et vous prions
d’agréer, Madame, Monsieur, nos meilleures salutations.
Association des victimes du Crédit Mutuel

NOUVELLES DES CAISSES
CAISSE
DE LINGOLSHEIM-MOLKENBRONN
L’assemblée Générale
ordinaire s’est tenue le 15 Avril 2005, au Stade Joffre Lefebvre. 900
personnes étaient présentes, Sociétaires ou non,
sur 8300 adhérents. Soit un peu plus de 10% si on
considère que tous les présents étaient tous des
Sociétaires.
Après les allocutions de bien venue, et particulièrement
un vibrant plaidoyer en faveur du OUI (on sait ce qu’il est advenu
ensuite) de Mr Yves BUR, Homme politique local et
Député-maire de Lingolsheim, (il est pourtant reconnu
que le mélange, Politique et affaires, ne fait jamais bon
ménage) le Président a distribué des
médailles (en or) aux bons et loyaux sujets.
Une assemblée Générale Extraordinaire s’est
ensuite tenue pour une modification des statuts de la Caisse, sur une
sombre histoire d’harmonisation entre l’Europe et les Etats-Unis.
Personne n’a rien compris, et aucun des présents ne pouvait
imaginer que la Caisse de Lingolsheim-Molkenbronn, puisse influencer
les relations d’affaires entre l’Europe et les Etats-Unis ????
La suite de cette Grand’ Messe, valait le déplacement. En effet,
une collation était servie, qui ne manquait pas de
qualité : Jugez-en, et vous conviendrez que les absents ont eu
tort. Mais au fait... que reçoivent-ils eux ? Les absents
ont-ils toujours tort ?
ENTREES
Lobe
de foie
gras à la fleur de sel,
avec
une fine gelée au Sauterne.
Duo de
pain de campagne et pain d’épices.
Tokay
pinot gris de bonne facture.
PLAT
PRINCIPAL
Ballottine
de volaille aux cèpes et bolets,
Sauce
au miel d’acacia et vinaigre de cidre.
Spätzles
sautées au beurre.
Vin de
Bordeaux très agréable.
DESSERTS
Dessert
au chocolat noir, avec goût café et vanille.
Petit
en-cas à, environ, 40 Euros l’unité. Soit une
dépense de 36 000,00 Euros (ou prés de
250 000,00 Francs) pour les 900 présents.
Qui va
payer ces agapes : La caisse ? La
Fédération ? La Banque
Fédérative ?
Si
c’est la
caisse, quelques augmentations de salaire, des laborieux, en moins et
le
tour sera bouclé.
Cher
sociétaires et employés de la Caisse, imaginez la
possibilité de la présence des 8300 sociétaires
à cette grande réunion, à 40 Euros la
représentation ?
Le mot
de la fin de ce commentaire,
« Donnez-leur
du pain
et des jeux »
Dans ce domaine aussi le Crédit Mutuel bafoue
les idéaux du Mutualisme - DNA, Vendredi 24
décembre 1999.
FAITS DIVERS - Discrimination à l'embauche ?
Meyer oui, Lachhab non
Un homme d'origine maghrébine a porté plainte pour
discrimination à l'embauche contre le Crédit Mutuel. Sous
son vrai nom, il avait essuyé un refus de la part de la banque.
Un pseudonyme alsacien lui a été beaucoup plus utile. Il
avait reçu plusieurs réponses négatives. Raouf
Lachhab
s'est alors transformé en Thierry Meyer. Il a alors
expédié
le même curriculum vitae pourvu du nom d'emprunt. Et sa
candidature
a éveillé l'intérêt du Crédit Mutuel
centre Est à Strasbourg. Là où Lachhab avait
échoué,
se voyant opposer un « nous regrettons de ne pouvoir vous
répondre
favorablement, ne disposant d'aucun poste vacant susceptible de
correspondre
à votre profil », Meyer a réussi : « Nous
vous
prions de bien vouloir vous présenter le 23 septembre à
14h
à la direction régionale nord du Crédit Mutuel
à
Schiltigheim. » Titulaire d'un diplôme d'études
approfondies
monnaie-banque-finances (DEA), le postulant de 38 ans n'a changé
que le patronyme sur son CV, laissant même la précision
dans
la rubrique langues : arabe. Le changement d'attitude de la banque a
évidemment
été perçu comme une discrimination à
l'embauche.
Epaulé par la Ligue internationale contre le racisme et
l'antisémitisme,
Raouf Lachhab a déposé une plainte en ce sens
auprès
du procureur de la République de Strasbourg. Une enquête
est
en cours. En octobre, le candidat à l'embauche a tout de
même
renseigné son futur employeur de sa véritable
identité.
Ce qui a mis un terme à sa correspondance avec la direction des
ressources
humaines : « Utiliser un faux nom dans votre démarche de
candidature
n'est pas de nature à créer une relation de confiance,
préalable nécessaire à toute embauche. »
Raouf Lachhab, alias Thierry Meyer n'a pas été
embauché. Mais il a quand même trouvé du travail.
Ph.M.
Jugement de la Cour d’Appel de PARIS. Qui en a
parlé ?
Nous rappelons que la Confédération nationale
est responsable de toutes les Fédérations en
moralité, droiture et respect des lois ?
Par décision no 2000-D-28 du
19 septembre 2000, relative à la situation de la
concurrence dans le secteur du crédit immobilier, le Conseil de
la concurrence a :
- dit qu’il n’était pas
établi que la Fédération nationale du
Crédit agricole ait enfreint les dispositions du titre III
de l’ordonnance du 1er décembre 1986
(article 1er) ;
- dit qu’il était
établi que la BNP Paribas, la Société
générale,
le Crédit lyonnais, la CNCEP, la Caisse d’épargne des
Alpes, la CNCA, la CRCAM de la Loire-Atlantique, la
Confédération nationale du crédit mutuel et la
Fédération du crédit mutuel océan
avaient enfreint les dispositions dudit texte (article 2) ;
infligé
les sanctions pécuniaires suivantes :
450 millions
de francs à la CNCA ;
250 millions
de francs à la BNP Paribas ;
250 millions
de francs à la Société
générale ;
100 millions
de francs au Crédit lyonnais ;
70 millions
de francs à la CNCEP ;
10 millions
de francs à Confédération nationale du
crédit mutuel ;
8 millions
de francs à la Caisse d’épargne des Alpes ;
6 millions
de francs à la CRCAM de la Loire-Atlantique ;
500 000 francs
à la Fédération du crédit mutuel
océan (article 3) ;
- dit que dans un délai de
deux mois à compter de la notification de sa décision,
les organismes visés à l’article 2 feront publier la
seconde partie et le dispositif de celle-ci, à frais communs et
à proportion des sanctions pécuniaires qui leur ont
été infligées, dans le quotidien Libération
et dans le quotidien économique Les Echos, ladite
publication devant être précédée de la
mention :
Il n'y a pas qu'en Alsace, d'autres
révélations :
TEMOIGNAGE en Vendée
Le Crédit Mutuel, 5éme groupe Bancaire
Français, s'est considérablement développé
entre les années 1970 et 1990, période pendant laquelle
il a du et su, et souvent mieux que la plupart des banques
"classiques", intégrer l' évolution, la transformation
profonde du monde bancaire.
Le "témoin" : Miliau Le Berre, né en 1941
à Lannilis (Finistère).
Nous souhaitons apporter nos témoignages, raconter des histoires
vécues, montrer comment un mouvement mutualiste qui de l'
extérieur paraît uni, se nourrit en réalité
de conflits internes permanents …. pour le meilleur et pour le pire.
LA MARMITE MAGIQUE : voir le site
Arrivé : “J'aime à dire que je suis
tombé dans la marmite en venant au monde.
Mon arrière grand père était l'un des fondateurs
de la caisse de Treize Septiers. Il s'agissait d'aider ceux qui avaient
vraiment besoin d'argent. Mon grand père a pris la suite puis
mon père et moi naturellement. C'est tout simplement un
façon d être au service des autres, de participer à
la vie locale.” (extrait du Livre “L'Argent Solidaire”).
Du Privilège de la Naissance
Charité/mutualité bien ordonnée commence par soi
même ... c'est bien connu.
Il y en qui naissent blancs, d'autres noirs d'autres encore
mutualistes, à Treize-Septiers tout au
moins
! Ce n'est pas donné au commun des mortels. C'est une caste
a
part, une caste supérieure.
En dessous, bien en dessous il y a les salariés dont le
rôle est de dire chaque matin leur reconnaissance aux
Administrateurs, de
travailler pour leur offrir leurs avantages et de se taire, de courber
l'échine. Il ne leur est pas recommandé de faire part de
leur opinions politiques, religieuses, culturelles etc. Il est encore
plus mal vu d'être élu dans un conseil municipal ou dans
une association ça c'est le rôle des Administrateurs,
détenteurs
de la vérité, gardien de la morale… En quelque sorte les
Ayatollahs et les sous citoyens.
“Plus d'un - salarié - d'ailleurs sont des élus
locaux, ce qui complique encore le lien non seulement avec les clients
mais également avec les administrateurs dont ce serait
plutôt
la place” confirme bien notre historien de l'Argent Solidaire !
(page
105)
Et cette caste de mutualistes a du savoir faire, du savoir prendre.
C'est inné si tu es tombé dans la bonne marmite !
Fric Frac Boum !
Il faut le reconnaître humblement, "eux autres" ont ce savoir
faire, ce savoir prendre : prendre place dans les fauteuils qu'ils ont
vidés, les voitures, les voyages etc. Et moi, comme tous ceux
avec qui j'ai eu le plaisir de travailler, si je sais entreprendre -
reconstruire le CMO par exemple - naïvement je n'ai jamais su
"Prendre". Le plaisir d'entreprendre, de créer pour les
sociétaires, pour l'économie régionale
était ma meilleure récompense. Honnêteté
coupable, naïveté impardonnable cachant une
incompétence évidente qui se devait d'être
sanctionnée.
Savoir prendre et vite. Pour preuve une décision du Conseil
d'Administration de la Caisse Fédérale:
“la rémunération de Monsieur Joguet fixée
à 15.000 FF net mensuel depuis le 1er Janvier 1992 est
portée à compter du 1er Octobre 1992 et pour une
durée d'un an à
15.450 FF soit un brut mensuel de 18.816 FF” (soit 225.792 FF par
an)
“La rémunération de Monsieur Daurensan d'un montant de
700.000 FF est portée à compter du 1er octobre 1992 et
pour une durée d'un an à 770.000 FF”
a titre de comparaison au terme de 13 ans, je venais d'obtenir un
salaire de 700.000 FF. En moins d'un an Daurensan s'envoie 70.000 F de
mieux.
Je suis rentré au Crédit Mutuel Océan pour 1950
points banquaires et ma vieille Peugeot 504 rouge. “C'est tout ?” me
demandera un élu du Comité d'Entreprise. A partir de
1985,
j'ai obtenu des bureaux et des Présidents des augmentations
programmées sur plusieurs années : 2.760 points en 1988,
3.060 en 1989 et 3.480 en 1990 soit 681.000 FF Brut dont 19.500 au
titre d'avantages en nature pour la voiture de fonction.
Monsieur Arrivé, quant à lui, se cache dans une filiale
avec un job fictif, pour toucher la même
rémunération - il n'est même plus question
d'indemnités - que son collègue de la Caisse
Fédérale puisque la Fédération, qui est une
association, ne peut le rémunérer directement. Une
rémunération qui permet plus que d'améliorer
l'Ordinaire ! Plus voiture de fonction. Dès le mois de juin
1991, Arrivé a pris celle qui m'était attribuée et
Joguet celle de René Quarti. En 2001 ils viennent de s'offrir
des Peugeot 607 qui en outre
ne serait, paraît-il, pas déclarées comme
véhicules de fonction mais comme véhicules de service !
Et aussi de se payer un voyage, en famille, aux États Unis avec
leurs collègues Administrateurs.
Si beaucoup d'administrateurs passent leur temps à se demander
à quoi ils servent, certains savent au moins a quoi ça
sert le Crédit Mutuel…
Allons les gars gai, gai, Allons les gars gaiement ( air bien
connu )
Bien entendu sur tous ces excès juridiques, moraux et
financiers la Confédération du Crédit Mutuel,
dont ce serait pourtant le rôle, ne dit manifestement rien
puisque
la fête continue comme le titre un bouquin célèbre
“Pendant les affaires les affaires continuent”. Elle admet que les
administrateurs puissent bafouer les statuts, les règlements
intérieurs les
principes de base de la mutualité. Qui ne dit mot consent.
Pourtant en 1991 les Statuts de la Fédération et de la
Caisse Fédérale du CMO, comme le règlement
intérieur interdisent formellement a tout administrateur
d'être salarié, en conformité avec les principes de
la Mutualité.
La charte de l'élu adoptée par la
Confédération du Crédit Mutuel précise :
“un Président qui consacre tout ou partie de son temps
- subissant de ce fait une perte de revenu - pourra être
dédommagé”, il faut donc qu'il y ait la preuve de la
perte revenu.
Principes que l'on retrouve réaffirmés dans le nouveau
Code de la Mutualité :
“Les fonctions de membre du conseil d'administration sont gratuites.
Toutefois l'Assemblée Générale peut décider
exceptionnellement d'allouer annuellement une indemnité a ceux
des administrateurs qui à raison des attributions importantes
qui leur sont confiées supportent des sujétions
particulièrement importantes.”
“Il est interdit aux administrateurs de prendre ou de conserver un
intérêt direct ou indirect dans une entreprise ayant
traité avec la mutuelle ou dans un marché passé
avec celle ci. Il leur est également interdit de faire partie du
personnel rétribué ou de percevoir a quelque titre que ce
soit et sous quelque forme que ce soit des rémunérations
à l'occasion du fonctionnement de la mutuelle” ... mais ils
n'ont pas eu la chance de naître dans la marmite ces pauvres
Administrateurs qui ne peuvent se faire rétribuer !
L'Addition Magique
La marmite "bénévole" dégouline de nombreux
millions de francs :
Salaires des Présidents 225.000 FF (en 1991) pour chaque
Président sans oublier le Président de la Caisse Agricole
qui "touche" aussi.Voitures de fonction (607 Peugeot) Voyages
d'agréments et en famille Restaurants et autres diverses
indemnités Indemnités versées
aux "licenciés" politique Salaires des cadres mis en
quarantaine,
au rancard Frais d'avocats parisiens et de procès perdus
Salaires
bonifiés pour les bons et fidèles serviteurs Le livre
“L'Argent
Solidaire” etc. etc.
Total : quelques quelques millions de Francs et même quelques
millions d'Euros pour la satisfaction personnelle de quelques
Administrateurs payés avec l'argent des sociétaires.
De bien mauvaises langues feront remarquer que le Conseil de la
Concurrence a condamné le CMO “pour entente illicite
s'étant engagé à ne pas proposer la
renégociation de prêts immobiliers aux clients des autres
réseaux”, mais faudrait pas déconner… si n'importe
qui pouvait "profiter" du CMO, Ben alors !!!!
Convergences
Ailleurs on parlerait de Main basse sur la société,
d'abus de bien sociaux, d'illégalité, de non respect des
statuts voire de fausse déclarations fiscales ... par contre pas
de problèmes de fonds secrets pour aller en voyages … le CMO
règle les factures sur ordre.
Tout naturellement au fil de la plume pourrait s'inscrire leur fameuse
formule :
“En abusant de la position que vous déteniez dans
l'entreprise, vous avez obtenu ou tenté d'obtenir des
rémunérations et avantages exorbitants pour vous, voir
des conditions avantageuses
pour des entreprises familiales ou qui pourraient l'être
travaillant
pour le groupe CMO ou susceptibles de le faire.”
Dans la revue de la Confédération du Crédit
Mutuel "Convergences", N°7 du mois d'Octobre 1993, Monsieur
Arrivé se vantait d'avoir fait trois cent mètres dans sa
vie “et d'être un fana de la conduite de gros camions
précisément chez sa fille et son gendre qui ont une
entreprise de transport (STAD) dont il
est associé”. Une simple visite au Greffe du Tribunal de
Commerce ne sera pas inutile : voilà un Président qui n'a
pas froid
aux yeux …. puisque le bilan 1993 de STAD laisse apparaître une
perte
consolidée de 779.000 FF pour un capital de 60.000 FF et en 1994
Monsieur
Arrivé abandonnera son compte courant d'associé de
89.4085
FF. Vous avez dit : convergences ?
Mange La Soupe !
En 1990 le CMO est entièrement construit. J'ai fait ce que
j'avais envisagé - et plus et mieux - j'avais
décidé de le quitter en 1992, après le bac de
notre troisième enfant, n'ayant jamais eu l'idée d'y
rester jusqu'à ma retraite.
Nos trois enfants étudiants, nous nous trouvions d'autant plus
libres dans la recherche d'un autre poste. J'avais une double
motivation : d'une part le désir de connaître autre chose,
de relever d'autres défis d'autre part l'envie de plus en plus
forte de quitter le CMO depuis l'arrivée des nouveaux
Présidents, dont le seul souci depuis leur "élection"
était leur statut et leurs avantages.
J'avais deux solutions :Avaler la soupe, favoriser l'attribution
de leurs indemnités et avantages au terme d'un marchandage d'une
dignité évidente : "d'accord pour vos indemnités,
en contrepartie voici le salaire que je veux", par exemple 770.000 F
comme
Daurensan, et il n'y aurait jamais eu de complot. Mais cette
idée
m'était insupportable : vieux reste "ridicule"
d'honnêteté,
obligation de bafouer statuts et règlements et devoir passer des
années ensemble … à manger de cette soupe !Envisager une
sortie négociée avec les Conseils en leur disant "Je vais
quitter dans quelques mois, le temps de trouver une autre fonction".
J'avais
retenu cette hypothèse et m'apprêtais à le faire
sans
doute en Juin 1991 à l'occasion de l'Assemblée
Générale.
Si bien que quand le complot éclate je reste muet. Ils viennent
de montrer leur vrai visage et confirment au delà de tout ce que
je pouvais penser leur vision du Mutualisme. La presse, les chefs
d'entreprises, la plupart des élus politiques - à l
'exception du Président du Conseil Général de
Vendée très, très occupé…. - un nombre
considérable de salariés me
solliciteront pour réagir, entreprendre des actions. Je
refuserai
toutes ces aides et resterai muet. Je n'ai pas envisagé 5
secondes
de revenir. Car se battre, parler, attaquer sans avoir la
volonté
de revenir ne signifiait rien. J'ai seulement sollicité la
Confédération,
le Président Pflimlin afin qu'une solution financière
soit
trouvée rapidement... “Ne dites rien à la presse, nous
allons trouver une solution”. Il n avait qu'un seul objectif que
toutes
ces magouilles ne s'étalent pas au grand jour dans la presse.
Bien
entendu le le Président Pflimlin ne bougera pas sauf six mois
après,
par peur du procès qui allait s'ouvrir et sous la pression
syndicale.
Quelques mois plus tard, au téléphone, une voix amie m'a
dit “Je viens d'entendre Joguet dire à Arrivé "on n'a
rien trouvé"”. Ils avaient fait des recherches sur mes
comptes bancaires pour trouver de quoi alimenter éventuellement
un dossier de licenciement. Être honnête, ne pas faire
payer
par l'entreprise des frais familiaux, voyages, restaurants ou autres.
Ils
leur étaient difficile d'imaginer que cela pouvait exister. Ils
ont du penser "ben alors avions bien fait de changer les joueurs".
Quand je suis arrivé au CMO, un contrat de travail avait
été signé par les Présidents - le
même contrat dont je bénéficiais comme cadre
direction du CMB. Eux autres quand ils m'ont viré ont dit “y
a pas de contrat qui tienne”. Puis ils ont indiqué,
signé aux ASSEDIC que c'est moi qui avait
démissionné ; les statuts interdisant tout salaire aux
élus,
y ont dit y a pas de statuts qui tiennent ; voulions des voitures ? y a
qu'
virer ceux qui en ont et s'asseoir dedans, - et pas besoin de faire des
déclarations aux truc des impôts hein ? ; voulions des
voyages ? ben en faisons. Et ce gars Quarti qui pourrait ben dire des
choses sur nos p'tits copains, dehors !
N'étant plus à un mensonge près - pour essayer de
se justifier - ils feront aussi courir le bruit que je suis franc
maçon ou que je suis en instance de divorce ! Plusieurs de mes
amis du CMO
m'en feront part, ahuris et un peu inquiets tout de même !
Y respections bien les gens au CMO c'est t y pas vrai mon ami Joseph ?
L'avions toujours dit : le bénévolat est enrichissant
à tous points de vue !
ALLELUIA..ALLELUIA
Car Les prières ne manquent pas, montant du fond de la marmite.
Joguet travaille en 1991 à l'Evêché de
Vendée, installé à Luçon -
Pierre Arrivé a un frère prêtre qui dans a la fin
d'une audience au tribunal de la Roche sur Yon opposant le CMO à
un directeur d'agence - car les procès ont fleuri depuis 1991 -
avait dit à ce directeur “je vous demande pardon pour le mal
que ma famille vous a fait"
Mais aussi, dans cette marmite qui dégouline de nourritures
terrestres, cette lettre adressée à mon épouse par
la femme d'un administrateur éminent :
“Le 24 octobre 1991
Chère Madame,
par amitié pour vous, je ne peux pas laisser votre
lettre sans réponse sachez Madame Le Berre, que lorsque j'ai
appris le départ de votre mari du Crédit Mutuel, ma
pensée est allée vers vous et votre famille et ma
première réaction a été de prier pour vous.
Je comprends votre peine et votre désarroi devant cette
situation. Je n'ai pas à discuter
sur le sujet et ma discrétion fait que je n'en ai rien à
dire. Certes je crois votre peine réelle et je souhaite vivement
un nouvel emploi pour votre mari. Peut être allez vous reprendre
votre profession. Chère madame, mon amitié pour vous
demeure
ainsi que pour les vôtres et soyez assurée de mes
prières.
Bon courage.
Mme A….
PS je ne sais pas si vous avez su que notre fils a été
ordonné prêtre le 29 juin dernier. Il termine à
Rome sa thèse de théologie”
Je ne sais pas si Dieu y reconnaîtra les siens, mais "Tartuffe
l'imposteur" certainement. Si Molière est éternel, ce
qu'il met en scène aussi :
“L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices
à la mode passent pour vertu. Le personnage d'homme de bien est
le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui et
la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages .
C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée et
quoiqu'on la découvre on n'ose rien dire contre elle …
l'hypocrisie
est un vice privilégié qui de sa main ferme la bouche a
tout le monde et jouit en repos d'une impunité souveraine….
Combien crois tu que j'en connaisse qui par ce stratagème
ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse
qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion et sous cet
habit
respecté ont la permission d'être les plus méchants
hommes du monde…"
- Don Juan acte V -
L'Année Du Centenaire De La Loi Sur Les Associations
Arrivé, Joguet, Airaud et Compagnie n'ont en rien
contribué à la construction du CMO, bien au contraire,
mais en 1991 ils
ont tout pris, faisant table rase des principes et des hommes pour,
s'auto-rétribuer, s'auto-louanger au nom de cette caste
supérieure trouvant un "historien" - sous l'œil attentif du
comité de censure, pardon du comité de pilotage - pour
signer un livre qui est à la vérité ce qu'un roman
photo est à un livre d'histoire. Mais avec l'argent des autres
... on peut écrire “L'Argent Solidaire” !
Je pense souvent à ceux avec qui nous avons fait le CMO -
sous la Présidence d'Hubert Durand, de René Mignen et de
Roger Ninin et qui attendent leur retraite dans un coin, un placard, en
se taisant, ne pouvant qu'observer les mutualistes vendéens en
actions. Comme me disait quelqu'un : “on est dans la M**** cela sent
mauvais mais on ne veut pas la remuer ça puerait encore un peu
plus
et on tient avant tout à notre paye jusqu'à notre retraite”.
De plus avec leurs magouilles ils peuvent difficilement nous convaincre
de réduire les frais généraux, d'ailleurs on vient
de se mettre en grève et ça n'a pas duré longtemps.
C'est sans doute la première fois qu'un ancien
salarié du Crédit Mutuel raconte comme j'ai essayé
de le faire
l'envers du décor, faisant tomber les masques, montrant le vrai
visage de certains "mutualistes". On est loin des discours
habituels
où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.
Cependant
il existe beaucoup de gens bénévoles, compétents
et j'ai eu le plaisir de travailler dans cette institution avec
beaucoup
d'entre eux. Pas de chance si après 23 ans je suis tombé
sur un groupuscule de bénévoles bidons cachant sous un
mutualisme
de façade un intégrisme vivace, un appétit
d'argent
féroce, une envie de pouvoir jusqu'à plus soif.
En cette année du centenaire de la loi sur les associations,
c'est un témoignage, un moment Vrai de vie mutualiste. Un
bouillon de culture mutualiste cuisiné au fond de la marmite
Dernière minute
Au mois d'Août 2001, le Crédit Mutuel de Bretagne vient de
créer une filiale informatique avec le CMO et quelques autres
fédérations qui ne sont depuis longtemps que des filiales
du CMB. Venant du CMB, comme René Dabout, Directeur Financier du
CMO et viré comme moi, comme Henri Gauffriau de retour au CMB,
j'en suis ravi. Ce n'est qu'un juste retour. Le CMB récolte le
fruit
du travail de ses anciens collaborateurs. Pris en main par le CMB les
sociétaires du CMO et les salariés continueront a
bénéficier d'une stratégie de
développement, de services compétents de produits et
structures adaptés a leurs besoins
Quant a nos "administrateurs éminents" du moment qu'ils
préservent leurs avantages……
" En abusant de la position que vous déteniez dans l'entreprise
……etc.…… "
Livret Bleu : Bruxelles désavoué en justice
Étienne Pflimlin : « C'est une grande
satisfaction pour nos sociétaires ». (Photo
archives DNA - Alain Destouches)
Le Crédit Mutuel n'aura pas à ristourner 164 millions
d'euros à l'État français au titre du Livret
Bleu : la justice européenne a annulé hier la
décision controversée de la Commission européenne.
AVCM : FAUSSE JOIE ! nous l'avions prévu , les
informations que nous avions transmises à Bruxelles vont
être prises
en compte : voir article des DNA du 25 mars 2005 qui suit ...
Le Livret Bleu a gagné une première
manche.
Condamné en 2002 par Bruxelles à rembourser 164 millions
d'euros,
sans compter les intérêts, le Crédit Mutuel avait
déposé un recours auprès de la Cour européenne
de Justice de Luxembourg. Recours qui s'est avéré payant
puisque cette instance a infligé un cinglant revers à
Bruxelles. « La décision de la Commission
jugeant que le Crédit Mutuel a bénéficié
d'aides d'État incompatibles avec le marché commun au
titre de la gestion du Livret Bleu est annulée »,
indique l'arrêt en effet rendu hier par ce tribunal de
première instance .
Dans cette affaire, les juges luxembourgeois ont estimé
que l'exécutif européen n'avait pas suffisamment
« motivé » sa décision.
« L'identification des mesures d'aides » s'est
révélée à plusieurs reprises trop
ambiguë, ont-ils dit. Faute d'une analyse bruxelloise claire, les
juges se sont même estimés incapables de se prononcer sur
le fond, l'existence ou non d'aides illégales entre 1991 et 1998.
Satisfaction au
Crédit Mutuel
Pour la Commission, le coup est rude, elle qui avait
déjà été désavouée en 2003
par la justice européenne dans le dossier de la WestLB.
Que va faire maintenant l'exécutif européen ?
Interjeter appel ? « La Commission vient de
prendre connaissance de l'arrêt, nous allons l'étudier
soigneusement », indique sans plus de commentaires Jonathan
Todd, porte-parole de la commissaire à la Concurrence Neelie
Kroes. En revanche, au Crédit Mutuel où l'on avait
déjà provisionné 118 millions d'euros
« au cas où... », la satisfaction
est de mise : « Depuis toujours, rappelle le
président Étienne Pflimlin, nous nous sommes
attachés à défendre l'épargne populaire des
ménages français, une épargne de précaution
non spéculative. J'espère que cet arrêt mettra un
point final à une affaire qui dure depuis 14 ans »,
dit-il.
A l'époque, des expertises diligentées par
Bruxelles avaient même fait état d'une aide
« injustifiée » de quelque 750 millions
d'euros. Une autre étude, commandée par le Crédit
Mutuel cette fois, montrait que la banque mutualiste était
perdante. Reste qu'au delà de cette bataille de chiffres,
Bruxelles n'avait jamais contesté le Livret Bleu en tant que
tel. Au contraire, la Commission a toujours estimé qu'il
remplissait « une mission de service public ». A
ce jour, cinq millions de Français détiennent un livret
de ce type. Et
au total, l'encours des Livrets Bleus atteint 16,4 milliards d'euros,
ce
qui représente environ 5% du total de l'épargne
gérée par le groupe.
Christian Lienhardt
DNA - 25 mars 2005
Nouvelle offensive sur le Livret Bleu
La Commission européenne a lancé une
nouvelle enquête sur le Livret Bleu, après l'annulation
par la justice européenne de sa décision de
2002, qui condamnait le Crédit Mutuel à rembourser 164
millions d'euros d'aides d'Etat.
Dans un arrêt rendu le 18 janvier (DNA du 19.01.2005), le
Tribunal de première instance de la Cour européenne
de justice (CEJ) avait annulé « la décision de
la Commission jugeant que le Crédit Mutuel a
bénéficié
d'aides d'Etat incompatibles avec le marché commun au titre de
la gestion du livret bleu ». Les juges de Luxembourg avaient
alors estimé que l'exécutif européen n'avait pas
suffisamment « motivé » sa
décision.
Selon eux, les services européens de la Concurrence avaient mal
identifié ce qu'ils considéraient comme une mesure d'aide
illégale.
Faute d'une analyse bruxelloise suffisamment claire, ils
s'étaient même estimés incapables de se prononcer
sur le fond, à savoir l'existence ou non d'aides
illégales. Après l'arrêt de Luxembourg, la
Commission avait trois possibilités : faire appel devant la
CEJ, considérer l'affaire comme close ou bien
reprendre le dossier à zéro. « Nous ne faisons
pas appel devant la Cour de Justice, mais nous relançons une
nouvelle enquête », a indiqué hier Jonathan
Todd, porte-parole de la commissaire européenne à la
Concurrence,
Neelie Kroes.
AVCM : nouvelle déception c'est la
colère
!
DNA : 22 novembre 2004
Colère mutualiste
Le Crédit Mutuel est fâché avec
la Région Alsace. Celle-ci a en effet choisi au terme d'un appel
d'offre tout ce qu'il y a de plus régulier le groupement
Sogestrel,
LDCom et Altice France Est pour diffuser le haut débit dans
toute
l'Alsace.
L'investissement initial est de 44 millions d'€ dont la
Région Alsace prend 20,4 M € en charge. L'offre du
Crédit Mutuel était plus élevée, la
Région a choisi
le moins-disant. Michel Lucas, directeur général
du Crédit Mutuel, ne décolère pas. Il a
écrit
aux élus d'une part pour démentir les rumeurs sur le
« peu
d'implication » de sa banque dans l'économie
régionale,
d'autre part pour déplorer qu'avec 15 000 salariés
sur
la région, la part de marché du CM dans le financement
des
collectivités ne soit que de 11 % : « Nous
travaillons avec quelques collectivités : le conseil
général
du Bas-Rhin, Strasbourg, Mulhouse, Colmar et quelques petites
communes », écrit Michel Lucas. La Région est
omise, et pour cause !

AVCM : nouvelle colère, décidément le vent tourne
:
DNA : 7 mars 2005
Querelle de parrainages
Le groupe Crédit mutuel-CIC ne désarme pas.
Il n'a toujours pas digéré d'avoir
été écarté par la Région Alsace lors
de l'appel
d'offre pour la constitution du réseau haut débit en
Alsace
(Chuchotements du 22/11/2004).
Michel Lucas, directeur général du Crédit
mutuel et président du directoire du CIC, a fait savoir aux
organisateurs d'événements culturels (festival Spivakov
de Colmar, festival de musique de Strasbourg, Dominicains de
Guebwiller, etc) qu'il met fin aux parrainages des deux banques et que
les organisateurs n'ont qu'à s'adresser à la
Région Alsace qui a les moyens, elle!
Pour le festival de Strasbourg, le parrainage Crédit
mutuel-CIC représente 5 à 9 % du budget selon les
années. A chaud, Adrien Zeller a réagi en affirmant que
les économies réalisées en choisissant l'offre la
moins disante pour
le haut débit permettrait largement de compenser le retrait des
banques. Tout compromis est-il...compromis ?
Petites magouilles entre amis sociétaires :
DNA : 6 février 2005
Le Crédit Mutuel condamné
La caisse du Crédit Mutuel de Ribeauvillé vient
d'être condamnée à verser 20 000 €
de dommages-intérêts à une société
civile immobilière (SCI).
La SCI Laurax avait sollicité un prêt auprès
du Crédit Mutuel en vue de participer à la vente aux
enchères d'un immeuble rue Hederich à Riquewihr. La
banque a accordé le prêt, étant non seulement
créancier hypo-thécaire de la société mise
en liquidation et propriétaire de l'immeu-ble mais aussi
adjudicataire.
La première chambre civile du tribunal de
grande instance de Colmar estime que le Crédit Mutuel a
« manqué à son obligation de
loyauté », ayant reçu des informations
confidentielles de la part de son client, la SCI Laurax : par
exemple, le prix maximum que la SCI était disposée
à payer pour l'acquisition. Le Crédit Mutuel a
participé aux enchères le 22 dé-cembre 2002. Le
prix de vente a grimpé, la banque sachant que l'a-chat serait
financé par la suite par
le prêt qu'elle accorderait à la SCI Laurax. Cette
dernière s'était finalement vu adjuger l'immeuble pour
371 000 €.

EPARGNE SOLIDAIRE et MICROCREDIT : où est
passé le CREDIT MUTUEL ?
DNA 17 mars 2005
Épargne solidaire et accords d'entreprise
Venu en Alsace à l'occasion de la Quinzaine de l'épargne
salariale, Edmond Maire, président de la Société
d'investissement « France active », prouve qu'il
a conservé ses réflexes de militant syndical dans le
soutien à l'emploi.
« Les plans d'épargne salariaux signés dans
les entreprises devraient comporter au minimum 5% du montant des
placements sur des produits d'épargne solidaire »,
estime Edmond Maire (il a notamment été secrétaire
général de la CFDT de 1971 à 91), qui soutient les
projets de création d'entreprise par des chômeurs ou par
des structures d'aide aux
précaires. Accompagné de Pierre-Yves Chanu (CGT), il
explique
inlassablement la nécessité de prévoir une partie
d'épargne solidaire dans les Plans d'épargne retraite
collectifs.
Fin 2003, la part de l'épargne salariale
bénéficiant aux entreprises solidaires ne
représentait que 0,01% (5 millions d'€) de l'ensemble des
montants collectés (50 milliards d'€). Les négociateurs
en entreprise peuvent mieux faire. « Un
public de plus en plus large est sensibilisé à
l'épargne
salariale solidaire, il convient de communiquer encore mieux dans ce
sens », estime Alain Vautravers, présient
d'Alsace-Active.
Edmond Maire continue à ferrailler avec Maria Nowak,
présidente de l'ADIE, association spécialisée dans
le micro-crédit, qui estime trop bas le taux des
prêts
aux plus démunis pour développer une activité
lucrative.
Un rélèvement du taux plafond de l'usure devrait
permettre
de mieux couvrir les frais d'accompagnement des projets. Indignation de
l'ancien leader syndical : « C'est de la politique
libérale ! ».
DNA : 1er avril 2005
Microcrédit : 1 100 prêts en Alsace
et 1 500 emplois créés en 8 ans
Exclus du système bancaire classique, plus d'un millier
de RMIstes alsaciens et de chômeurs en grande difficulté
ont pu créer depuis huit ans, grâce au microcrédit,
une entreprise. Et par là même un emploi, voire deux ou
trois.
L'Association pour le droit à l'initiative
économique (Adie) organise jusqu'au 7 avril la
« semaine du microcrédit : créez votre
emploi », avec ses partenaires bancaires - Banque
Populaire et Caisse d'Épargne en Alsace - et
les collectivités locales, en l'occurrence ici la Région
Alsace.
Bouée de
sauvetage
Cette campagne d'information sur le microcrédit vise
à collecter un maximum de projets de créations
d'entreprises. A cet effet, un forum spécifique est
organisé dans la galerie marchande de la gare de Strasbourg et
des supports d'information, brochures notamment, sont disponibles dans
les 53 magasins Atac des deux départements du Rhin.
En inaugurant hier cette « semaine du
microcrédit » à Strasbourg, Paul Samuel,
président du comité régional Adie, a
rappelé que l'Alsace avait été l'une des
premières régions à s'investir dans le
microcrédit,
une formule très en vogue dans les pays les plus pauvres, en
particulier
au Bangladesh : « Il y a eu au départ, a-t-il
reconnu, un certain scepticisme par rapport à
l'idée-même de prêter de l'argent à des
exclus du système bancaire ». Mais cette fois,
« l'économiquement incorrect » aura
triomphé.
La Banque Populaire, le conseil régional, puis la Caisse
d'Épargne se sont engouffrés dans cette aventure. Avec,
de surcroît, des résultats spectaculaires.
De 500
à 5 000 euros
En effet, le taux de sinistralité des entreprises
créées par ces chômeurs en fin de droit ou ces
Rmistes n'est pas plus
élevé que la moyenne. « En Alsace, le taux
d'échec
est inférieur à 25% au bout de deux ans et de 45% au bout
de cinq ans », affirme Olivier Worms,
délégué
régional de l'Adie. « Bon an, mal an, nous
accompagnons
200 projets », dit-il.
Les crédits peuvent aller de 500 à 5 000 euros
et s'y ajoute, souvent, une subvention de la Région Alsace
pouvant atteindre les 5 000 euros. Pour ce faire, l'institution
régionale s'est dotée d'une enveloppe annuelle de
600 000 euros. Par ailleurs, elle participe financièrement
au fonctionnement de la délégation de l'Adie.
Des prêts d'honneur sont aussi consentis par
l'Écureuil, tandis que la majorité des crédits
sont actuellement octroyés par la Populaire, indique Olivier
Worms.
A Strasbourg
et Mulhouse
Concrètement, l'association créée par
Maria Nowac est présente à Strasbourg et à
Mulhouse : elle s'appuie sur une équipe de 10 permanents
qui étudient, peaufinent et valident les projets, qui informent
les futurs créateurs de leurs droits, les conseillent et les
épaulent dans tout leur
parcours du combattant.
Une tâche pour laquelle l'Adie-Alsace
bénéficie aussi du soutien et de l'ardeur d'une
quarantaine de bénévoles, souvent anciens banquiers,
chefs d'entreprises ou professeurs qui suivent au quotidien ces
« exclus » et les aident à reprendre pied
en créant leur propre job, voire plus.
Christian Lienhardt
AVCM : c'est quoi, le Crédit Mutuel ?
AU CREDIT
MUTUEL !!!
* * *
DNA : 19 mars 2005
Comment donner du sens à son argent ?
« La solidarité constitue une réponse simple,
évidente, admirable face au désastre comme celui qui a
meurtri profondément des centaines de milliers de personnes.
Elle constitue également une réponse aux multiples
besoins quotidiens qui apparaissent dans notre
entourage » : Bernard Ehrmann est président de
la CRES (*) Alsace et représentant de la coopération et
de la mutualité au CESA. Le thème qu'il aborde ici
s'inscrit dans la « quinzaine de l'épargne
solidaire » qui se déroule jusqu'au 24 mars.
Le citoyen peut-il encore agir sur son environnement ? Et
ceci malgré l'accélération des échanges
sociaux, la complexité des systèmes, la dissolution des
solidarités traditionnelles (familles, village, quartier...)
dans une société qui s'emballe de plus en plus, avec des
dirigeants dont la capacité à agir sur leur environnement
semble de plus en plus floue.
Pour changer les choses, certains choisissent une voie politique,
associative, syndicale et s'engagent au bénéfice de la
collectivité. Il faut saluer la vivacité du
bénévolat en Alsace, qui est le moteur de
l'économie sociale alsacienne.
« L'horreur
économique »
L'économie sociale qui regroupe des sociétés
de personnes (coopératives, mutuelles, associations,
fondations...) mettant leurs forces en commun dans un but collectif et
humaniste de satisfaction de besoins sociaux, parfois vitaux
(hébergement d'urgence, humanitaire), apporte une
première réponse à « l'horreur
économique » décrite par Viviane Forrester
dans son essai.
Cette réponse, qui s'enracine dans une tradition plus que
centenaire en Alsace a souvent été qualifiée
de fille de la misère.
C'est bien contre la misère issue des pratiques des
usuriers que des agriculteurs ont monté les premières
caisses
de crédit mutuel, tout comme les artisans modestes se sont
groupés
pour leurs caisses de banque populaire garantissant le
développement
de leurs affaires, que des consommateurs soucieux du prix et du poids
justes ont fondé la coopé.
Le chômage de masse persistant, malgré des
résultats florissants d'entreprises, nous pousse à nous
interroger sur les solidarités existantes et sur celles qui sont
à développer. L'impôt ne joue plus aujourd'hui son
rôle de régulateur et l'on voit se développer des
stratégies complexes dans
les entreprises pour contourner ou optimiser l'impôt comme on
optimise la force de travail par la flexibilité.
Des solutions nouvelles ont vu le jour et le développement
du commerce équitable prouve que les citoyens sont prêts
à passer du statut de consommateur passif à celui de
"consom'acteur".
L'efficacité
du microcrédit
Dans le secteur bancaire, la solidarité peut aussi
s'exprimer de manière simple et efficace grâce à la
finance
et l'épargne solidaire. Selon le baromètre des Finances
solidaires réalisé par l'association Finansol en
décembre
2004, 43 % des Français interrogés se disent
prêts
à souscrire à des produits solidaires.
La Finance solidaire vise à financer des activités
d'utilité sociale, luttant contre l'exclusion ou à
visée d'insertion sociale ou professionnelle. Elle permet
également l'accès au financement (crédit,
prêt bancaire pour une création d'entreprise) de personnes
qui en sont les plus éloignées.
Le microcrédit, prêt de faible ampleur et de faible
durée accordé à un porteur de projet en situation
d'exclusion a démontré son efficacité
économique et sa réussite financière.
On ne peut prêter que ce que l'on a et, si la
coopération bancaire et le cautionnement mutuel permettent une
répartition
du risque, il reste tout de même à doter les nouveaux
acteurs (ADIE, Alsace Active...) d'une capacité
financière suffisante. C'est là l'objet de
l'épargne solidaire qui assure le financement d'une partie des
actions des financeurs solidaires par des citoyens.
Une finance labellisée
et transparente
Il est possible aujourd'hui de souscrire à des produits
dont la gestion sérieuse et la réalité de
l'engagement solidaire est garanti par le Label finansol
(www.finansol.org). L'épargnant a la possibilité de
choisir le champ d'action qu'il souhaite soutenir (solidarité
internationale, insertion par l'emploi, développement durable,
logement des plus démunis...)
La solidarité internationale vise à aider des
populations entières à s'organiser pour sortir de la
dépendance extérieure (politique ou alimentaire),
à se construire ou à se reconstruire un avenir dans
l'indépendance.
L'insertion par l'emploi soutient près de 10 000
personnes en Alsace mais la dépendance des financements publics
et les changements de politiques parfois brutaux ont fragilisé
les structures associatives et les entreprises d'insertion.
Choisir un
FCP solidaire
Le développement durable ne se conjugue pas seulement dans
une stratégie nationale ou mondiale de grands groupes en
quête d'un blanc seing social mais peut aussi se décliner
dans le financement d'un équipement solaire, d'une ferme
produisant des fruits et
légumes respectueux de l'environnement...
Avec plus d'un million de français sur liste d'attente de
logements sociaux, l'augmentation de l'hébergement chez des
tiers, dénoncé par le rapport de la Fondation Abbé
Pierre en février 2005, et la montée des salariés
précaires, l'accès aux logements pour les personnes en
grande fragilité est rendu presque impossible par la
flambée des prix de l'immobilier et la crise économique.
En Alsace, du 15 au 24 mars, les banques coopératives, les
acteurs de la finance solidaire, associations et coopératives
ont choisi de se mobiliser pour informer le grand public sur
l'épargne solidaire et inciter les épargnants à
choisir un FCP solidaire, des parts dans une société
foncière pour le logement des exclus, un plan d'épargne
salariale solidaire...
Faisons passer
le mot
Cette incitation passera par l'exemple. Rencontres avec des
projets et des personnes financés, dialogues avec des
épargnants, mise en place d'un service
téléphonique de renseignements, d'un site internet
dédié... Le public pourra ainsi trouver toutes les
réponses à ses questions sur l'épargne solidaire
et choisir de rendre son argent solidaire, sans oublier les
conséquences fiscales parfois intéressantes.
Cette mobilisation, qui aimerait inscrire dans le calendrier
alsacien un moment de solidarité dans la continuité, a
déjà remporté l'adhésion des
collectivités
locales sensibles à cette démarche citoyenne, alliant la
solidarité au réalisme et à la proximité.
Il reste maintenant à convaincre un nombre croissant
d'Alsaciens à sauter le pas. Il est possible de rendre notre
argent solidaire, faisons ensemble passer le mot.
B.E.
LA REPONSE DU CREDIT MUTUEL A LA SOLIDARITE :
RAID sur les GALERIES LAFAYETTES !
DNA : 30 mars 2005
Galeries Lafayette : la famille Moulin s'allie
à BNP Paribas La famille Moulin, l'une des deux familles
propriétaires des Galeries Lafayette, s'est alliée avec
BNP Paribas pour prendre le contrôle du groupe de distribution.
L'autre famille, les Meyer, a décidé de vendre ses parts
au groupe bancaire.
Depuis qu'en décembre 2004, le Crédit Mutuel
s'était invité dans le capital des Galeries en ramassant
plus de 15% en Bourse, les deux actionnaires familiaux s'interrogeaient
sur leur présence dans le groupe.
Le Crédit Mutuel lorgnait sur la perle
financière du groupe Galeries Lafayette, Cofinoga, numéro
trois français du crédit à la consommation avec
ses 10 milliards d'euros d'encours et ses 9% de croissance l'an dernier.
Les Meyer, en accord avec les Moulin, ont donc conclu,
hier à 5h du matin, la vente à BNP Paribas de leurs 29,5%
du
capital des Galeries, pour près d'un milliard d'euros. Cette
cession
a mis fin à une alliance entre les deux familles remontant aux
années 30. Toutes deux descendent du fondateur, Théophile
Bader.
BNP Paribas est partenaire des Galeries depuis 30 ans,
quand la banque était entrée à hauteur de 44% dans
Cofinoga comme partenaire financier passif en 1973. BNP Paribas a
obtenu de monter à 50% du capital de Cofinoga, qui sera
désormais développé en synergie avec sa filiale de
crédit à la consommation
Cetelem, déjà leader européen avec 27 milliards
d'euros
d'encours.
Un allié connu
Pour les Moulin, l'alliance avec BNP Paribas permet de
sauvegarder les « valeurs familiales », en
s'appuyant sur un allié solide, connu et fiable, qui n'essaiera
de mettre la main
ni sur les Galeries ni sur Cofinoga. BNP Paribas a assuré qu'il
ne souhaitait pas monter davantage dans Cofinoga et rester à
50-50
avec les Galeries Lafayette.
Le développement des grands magasins (Galeries
Lafayette, Nouvelles Galeries et BHV) et des Monoprix, filiale à
50% du groupe, ne sera pas modifié.
Si l'OPA réussit, les Galeries seront
détenues à 62,9% par la famille Moulin et 37,1% par BNP
Paribas, qui aura investi 585 millions d'euros et organisé un
prêt de 1,6 milliard d'euros aux Moulin pour aider à
financer l'OPA.
AVCM : Il y a une morale à l'histoire : BNP-PARIBAS
a
repris la main et le CREDIT MUTUEL a raté son coup !
Libération, n° 7429
ECONOMIE, mercredi 30 mars 2005, p. 17 - CORI Nicolas
Avec les Galeries Lafayette, la BNP s'offre un crédit
juteux
La banque rachète 37 % des grands magasins et met la main
sur Coflnoga, la lucrative filiale de crédit à la
consommation.
Les soldes sont terminés depuis un bon bout de temps, mais ce
week-end, BNP Paribas a fait une affaire terrible. Pour 580 millions
d'euros, la banque dirigée par Beaudoin Prot va racheter 37 %
des Galeries Lafayette à l'un des actionnaires historiques et
mettre la main sur 50 % de Cofinoga, sa très rentable filiale de
crédit à la consommation. Un prix supérieur de
seulement 1,8 % au
cours de Bourse des Galeries vendredi soir. Plus jouissif encore,
avec
cette opération annoncée hier matin, BNP fait la nique au
Crédit mutuel, qui lorgnait ouvertement sur Cofinoga depuis
plusieurs
mois...
AVCM : les conseillers référendaires à
la Cour des comptes sont mal formés pour les raids boursiers ...

DNA : 6 mars 2005
"Synergie payante avec un résultat net qui a
frôlé les 900 millions d'euros en 2004, le
Crédit Mutuel Centre Est Europe, association sans but
lucratif, engrange aujourd'hui les dividendes du
regroupement technique opéré avec les banques CIC."
AVCM : Le Crédit Mutuel Centre Est Europe, association
sans but lucratif, la Ban-que solidaire, la Banques pauvres dont les
Caisses sont des sociétés coopérative qui ont
pour but la satisfaction des besoins financiers de leurs
sociétaires en
leur rendant le meilleur service au moindre coût, qui visent
à
combattre l’usure et l’endettement excessif, à encourager
la
pratique de l’épargne et défendre les
intérêts
des épargnants, à contribuer activement à
l’amélioration
du niveau et de la qualité de vie de ses sociétaires, de
sa circonscription et de sa région,
à développer
l’esprit d’entraide et le sens mutualiste parmi ses
sociétaires...
... se vante d'avoir réaliser en 2004 un profit de
900 millions d'euros, cherchez l'erreur ?
DNA : 6 mars 2005
Crédit Mutuel et CIC : la synergie payante
Avec un
résultat net qui a frôlé les 900 millions d'euros
en 2004, le Crédit Mutuel Centre Est Europe engrange aujourd'hui
les dividendes du regroupement technique opéré avec les
banques CIC.
« L'harmonisation des systèmes informatiques et des
outils produit désormais son plein effet en terme de
réduction des coûts et d'efficacité
commerciale », a résumé hier le
président Étienne Pflimlin en présentant
les comptes 2004 du Crédit Mutuel CEE. Un groupe dont le
résultat repose à présent sur trois piliers
principaux : le
pôle assurances avec les ACM pour 20%, le pôle
Crédit
Mutuel Strasbourg-Lyon-Paris avec ses 1 212 points de vente et ses
3,6 millions de clients pour 40% environ et le pôle des banques CIC,
parmi lesquelles le CIAL, pour également près de 40%.
65 000 clients
de plus
Entamé voilà cinq ans, le grand chantier de regroupement
par métier des filiales du CIC et du Crédit
Mutuel et d'organisation des banques CIC en quatre pôles,
dont celui de l'Est avec CIAL et SNVB, s'achève. Les salles de
marché, aussi, seront regroupées prochainement aut
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