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ASSOCIATION DES
VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
A.V.C.M. le site des Victimes du Crédit Mutuel

L'illégalité de la Justice sous la Vème
République
Le gouvernement français aujourd'hui n'est plus en
mesure de remplir ses missions et l'affaire du Crédit Mutuel que
nous révélons doit permettre aux citoyens de prendre
conscience de l'immense tromperie dont il sont la victime depuis
le 16 octobre 1958.
Depuis près de 47 ans les français ont
reporté la confiance aveugle qu'ils accordaient au
général de Gaulle, à ses successeurs,
abusés par la garantie illusoire d'une Constitution qui
contenait les germes de la dictature molle face à
l'irresponsabilité des hommes politiques et des
parlementaires, propice au développement des affaires et de la
corruption.
L'étouffement des affaires, Crédit Mutuel,
Crédit Agricole, Crédit Lyonnais, Executive Live, ELF,
financements occultes des partis politiques, HLM de Paris, Mairie de
Paris, sang contaminé... la liste serait interminable, sont
restées impunies au motif de l'absence de séparation
du pouvoir judiciaire et du pouvoir exécutif remplacée
par la garantie du seul Président de la République, qui
s'est auto-amnistié pour les affaires dans lesquelles il
est lui-même impliqué !
Eva Joly critique vertement la magistrature française
L'investigateur May 18, 2005
L'ex-juge franco-norvégienne Eva Joly déclare que "la
magistrature française a besoin d'une grande réforme" et "qu'il
faut couper le lien entre le pouvoir et les parquets!", dans une
interview mardi au Parisien, réalisée à Oslo
où elle est conseillère spéciale contre la
corruption et le blanchiment auprès du gouvernement
norvégien.
Très critique vis-à-vis du système judiciaire
français, l'ancienne juge d'instruction au pôle financier
affirme que "la magistrature française a besoin d'une grande
réforme. Il faut couper le lien entre le pouvoir et les
parquets!. La France est aussi un des pays d'Europe qui consacre le
moins d'argent à sa justice".
La juge de l'affaire Elf pense également que les juges ont
été "repris en main" en constatant que "ces derniers
temps, 58% des magistrats du parquets ont été
nommés contre l'avis du Conseil supérieur de la
magistrature". "Ce n'est pas un signe d'indépendance. Regardez
le nombre d'enquêtes ouvertes par le parquet de Paris. Il n'y
en a presque plus", affirme Mme Joly.
"Regardez les délais, l'encombrement des tribunaux... La
situation de la justice, donc des justiciables, reste précaire.
La France n'a pas su prendre le tournant décisif. La lutte
contre la corruption est la nouvelle frontière des grandes
démocraties", conclue-t-elle.
L'histoire de la Justice depuis 1958
Profitant du désordre, le général de
Gaulle qui n'était pas un démocrate puisqu'il se
confondait avec le pouvoir, entendait disposer du pouvoir judiciaire,
ce qui pouvait se concevoir dans une période où la
République était menacée, en violant
l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du
citoyen du 26 août 1789, en violant le préambule
de la Constitution de 1946 qui rappelait le principe de la
séparation des pouvoirs, repris par la loi
constitutionnelle du 3 juin 1958 alors que la France n'avait pas
signé la Convention européenne de sauvegarde des
droits de l’homme et des libertés fondamentales.
C'est une simple ordonnance prise le 22 décembre
1958 portant le numéro 57-1270 qui a instauré la
dépendance du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif,
situation qui ne peut exister dans aucune démocratie depuis la
Déclaration des Droits de
l'Homme de 1989.
Le grand secret de la Justice française et la cause
des malheurs des français.
L'assemblée nationale avait chargé le 3 juin
1958, le Gouvernement provisoire de la République du
général de Gaulle, investi des peins pouvoirs par
l'assemblée nationale depuis le 1er juin 1958, d’établir
un projet de loi constitutionnelle en vue de réviser la
Constitution qui serait soumis à référendum.
Le quatrièmement de la loi constitutionnelle du 3 juin 1958,
imposait au Gouvernement de maintenir l’indépendance de
l’autorité judiciaire pour qu’elle soit à même
d’assurer le respect des libertés essentielles telles qu’elles
sont définies par le préambule de la Constitution de 1946
et par la Déclaration des droits de l’homme à laquelle il
se réfère.
La loi constitutionnelle portant révision de la Constitution a
été promulguée le 4 octobre 1958 par René
Coty,
Président de la République.
L’article 64 de la Constitution stipulait qu’une loi organique
porterait statut des magistrats.
C'est par un plébiscite que le peuple français a
signé un chèque en blanc au Général de
Gaulle pour établir le statut de la magistrature.
L'article 92 de la Constitution du 4 octobre 1958 édictait que
les mesures législatives nécessaires à la mise en
place des institutions et jusqu'à cette mise en place au
fonctionnement des
pouvoirs publics, seraient prises en Conseil des Ministres, après
avis du Conseil d'Etat, par ordonnance ayant force de loi et ajoute
qu’il en sera de même en toute matière, pendant le
même délai et dans les mêmes conditions, en ce qui
concerne les mesures que le Gouvernement jugera nécessaire
à la vie de Nation, à la protection des citoyens ou
à la sauvegarde des libertés.
L’ordonnance du 22 décembre 1958 a été
publiée au Journal officiel de la République
française sous la signature du président du Conseil des
ministres, avec le contreseing des ministres
intéressés, elle a été prise par
application des dispositions de l’article 92 de la Constitution du 4
octobre 1958 qui disposait que le Gouvernement provisoire pouvait
gouverner par ordonnances ayant force de loi rentrant dans les
prévisions dudit article, et a ainsi acquis force de loi
à partir de sa publication.
Note AVCM : l'ordonnance 58-966 du 16 octobre 1958 qui a
favorisé les intérêts privés des
dirigeants à l'époque du futur Crédit
Mutuel et de la banque strasbourgeoise "Fédération
Rurale Fédérative" est illégale au seul fait
qu'elle a été prise en application de la loi du 3 juin
1958 relative aux pleins pouvoirs alors que cette loi ne s'appliquait
plus depuis la promulgation de la Constitution le 5 octobre 1958. Le
Conseil d'Etat doit répondre aujourd'hui de cette
illégalité.
L’ordonnance 58-1270 comporte des dispositions contraires à
l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du
Citoyen du 26 août 1789 (la Déclaration de 1789) qui
stipule que toute société dans laquelle la garantie des
droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs
déterminée, n'a point de Constitution.
L’ordonnance 58-1270 a organisé expressément la
dépendance du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif
puisque son article 5 précise que les magistrats du parquet sont
placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs
hiérarchiques et sous l'autorité du garde des sceaux,
ministre de la justice.
La Vème République est devenue ainsi la
République des procureurs qui marque le sceau des
dictatures.
Un Procureur Général de la Cour de Cassation a reconnu
publiquement que les magistrats du Parquet ne sont absolument pas
indépendants du Ministère de la Justice qui
découle directement de l’application de l’article 5 de
l’ordonnance 58-1270 et que le Gouvernement préparait un projet
visant à les rendre indépendants (Figaro, 20/02/2003).
Un projet de réforme de la Constitution visant à rendre
indépendant les magistrats du Parquet a été
brutalement
retiré et sans explications par le Président de la
République.
En l’absence de séparation entre le pouvoir exécutif et
le pouvoir judiciaire, la Vème République est une
dictature
judiciaire qui ne protège aucunement les citoyens contre
l’arbitraire
de l’Etat et qui porte gravement atteinte aux libertés.
Aujourd’hui les dispositions de l'ordonnance 58-1270 sont devenues
contraires à la Convention européenne de sauvegarde des
Droits de l’Homme et des Libertés
fondamentales ; toutes les décisions juridictionnelles
rendue prétendument au nom du peuple français sont
empreinte de partialité objective, en l’absence
d’indépendance du Ministère public en violation de
l’article 6 § 1 relatif au droit à un procès
équitable.
L’ordonnance 58-1270 n’a subi aucun contrôle de
constitutionnalité et le Conseil d’Etat a apporté sa
caution à un texte liberticide.
La Vème République s’est instaurée par un
coup d’Etat suite à la démission des représentants
du peuple, qui comme en 1940 étaient incapable de gouverner la
France et aujourd'hui la même situation sonne le glas d'une
République au bord de la faillite morale et financière.
Le coup d’Etat du général de Gaulle s’est accompli
avec une incomparable maîtrise et un parfait mépris des
lois
qui ne relevait pas de l’improvisation mais d’une préparation
minutieuse prévue à l’avance. (cf. F. Mitterrand)
Depuis 1958, des principes réaffirmés solennellement par
le préambule de la Constitution de 1946 des droits et
libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la
Déclaration des droits de 1789 et des principes fondamentaux
reconnus par les lois de la République, ont été
violés en permanence.
L'ordonnance 58-1270 est également dépourvue de
valeur juridique au motif que René Coty, Président de la
République de l'époque, n’a pas promulgué la loi
organique qui en résultait, en application de l'article 1er du
code civil et de l’article 64 de la Constitution du 4 octobre 1958.
L’article 91 de la Constitution rappelait très clairement
l’obligation de la promulgation des lois par le Président de la
République et de respect de l’article 1er du Code Civil, puisque
le dernier alinéa de l’article 91 stipulait que les pouvoirs du
Président de la République en fonction ne viendraient
à expiration que lors de la proclamation des résultats de
l’élection prévue par les articles 6 et 7 de la
Constitution.
La loi organique résultant de l’ordonnance 58-1270 n’ayant pas
été promulguée est un acte administratif
qui
peut être soumis à la compétence du Conseil d’Etat.
Le Président de la Section Contentieuse du Conseil d’Etat
est saisi depuis le 5 janvier 2005 (enregistrée sous le n°
275521) d'une demande de constat de
l’illégalité de l’ordonnance n° 58-1270 afin
d'en informer le Gouvernement pour qu'il prenne toutes les mesures
justifiées de sauvegarde des libertés fondamentales.
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