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ASSOCIATION DES
VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
A.V.C.M. le site des Victimes du Crédit Mutuel
Le Préfet du Bas-Rhin
couvre de l'autorité de l'Etat des illégalités
dont il a connaissance
Nous publions ici la réponse de
l'AVCM
au courrier que nous a adressé le 18 avril 2005 le
Préfet
du Bas-Rhin.
La réponse du
Préfet nous
interpelle en ce sens qu’elle est en totale contradiction avec les
faits
et avec la loi, et elle nous inquiète parce que c’est la
version
officielle de la République Française.
A.V.C.M. M. le Préfet du Bas-Rhin
5, place de la République
67000 STRASBOURG
Recommandé avec A.R. n° RA 1327 3939 6FR
Le 26 avril 2005,
M. le Préfet,
Nous accusons réception de votre courrier du 18 avril
2004, en réponse à notre demande de
déchéance de l’inscription au Registre des associations
inscrites et(ou) au Registre des associations coopératives
inscrites de l’association dénommée :
« Fédération du Crédit Mutuel Centre
Est Europe » (FCMCEE)
Votre réponse nous interpelle en ce sens qu’elle est en totale
contradiction avec les faits et avec la loi, et elle nous
inquiète
parce que c’est la version officielle de la République
Française
qui figure à l’entête de votre courrier.
Votre réponse, nous conforte dans notre analyse, faisant
ressortir que ces graves anomalies pourraient se terminer en une
affaire d’Etat et probablement par un scandale financier dont les
conséquences peuvent être gravissimes.
La Préfecture du Bas-Rhin et Monsieur le Garde des Sceaux sont
appelés en leurs qualités d’autorité
administrative
et judiciaire supérieures, pour le service public de la justice
pour
les tribunaux d’instance des départements Alsace-Moselle, aux
procédures engagées par l’association des victimes du
Crédit Mutuel notamment près le Tribunal d’instance et le
Tribunal administratif de Strasbourg, concernant des faux en
écritures publiques et de graves manquements aux obligations du
Code civil local et de la loi locale, constatées au Tribunal
d’instance de Strasbourg.
Le mobile supposé de ces « transformations
inexpliquées », assimilables à des
« falsifications » opérées
certainement en 1959 résulte du fait que la FCMCEE voulait
échapper à sa transformation en société
commerciale
qui lui aurait fait perdre les avantages d’une association à but
non
lucratif (notamment en matière d'impôt sur les
sociétés), puisque depuis 1953, les
coopératives de crédit et moyen commerce et à
la petite industrie (D. 28 juin 1922, art. 2) devaient obligatoirement
êtres soumises aux lois françaises car le décret
n° 53-967 du 30 septembre 1953 a déclaré applicables
aux trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la
Moselle, les dispositions du droit général qui
régissent cette forme de coopérative (L. 2 août
1949), les sociétés existantes ayant dû adopter le
régime prescrit par la loi du 2 août 1949 ou se
transformer en sociétés commerciales.
Les associations mises en cause sont la
« Fédération du Crédit Mutuel Centre
Est Europe », et la « Caisse Mutuelle de
Dépôts et de Prêts l’Expansion Rurale et
Urbaine » ainsi que la société de droit
commercial « Caisse Fédérale du Crédit
Mutuel Centre Est Europe, propriétaire de la SA Banque
Fédérative du Crédit Mutuel et ses
250 filiales commerciales, constituant aujourd’hui le puissant groupe
à l’enseigne commerciale du Crédit Mutuel.
Le Préfet du Bas-Rhin ne peut ignorer qu’en 1958, le
législateur a confié au Crédit Mutuel, bien qu’il
soit constitué d’associations de droit privé,
l'exécution, sous le contrôle de l'administration, d'un
service public impliquant l'usage de prérogatives de puissance
publique - au rappel que les lois locales ne s’appliquent que dans les
seuls départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle
alors que la FCMCEE a obligé de nombreuses caisses
situées hors de sa circonscription à adhérer
à son association et à ses doublures la Banque
Fédérative Rurale et la CMPDP l’Expansion Rurale et
Urbaine.
Il ne nous paraît pas utile de vous établir la liste de
tous les manquements à la loi que nos adhérents du
Bas-Rhin ont découvert puisque la Loi c’est l’Etat que vous
représentez.
Nous avons informé depuis le mois d’Octobre 2004, le Premier
Ministre M. Jean-Pierre RAFFARIN dans les termes
suivants :
« Il est incompréhensible, que depuis des
années, l’autorité administrative supérieure ait
laissé faire et qu’aucun contrôle effectif, pas
mêmes des tribunaux, n’ait fait apparaître ces manquements.
A moins qu’il n’y ait eu aucun contrôle ? Ce qui serait
encore plus grave.
Grâce aux moyens de communication moderne, la
vérité apparaît de plus en plus et chacun peut
constater des cas de violations patentes des lois et règlements
par un groupe de citoyens arrivistes. Et pour le moins, une
opacité telle, que même l’autorité de l’Etat a
été abusée alors que les tribunaux d’instances
(notamment celui de Strasbourg) se montrent incapables de faire
respecter les lois.
La lumière est désormais faite sur une affaire
extraordinaire qui bafoue depuis 1958 les règles fondamentales
de
la démocratie, avec la connivence probable de fonctionnaires
d’Etat
notamment des inspecteurs des finances et des magistrats des
ordres
judiciaire et administratifs qui ont oublié qu’il devait
être
avant tout servir l’intérêt collectif et non
l’intérêt
de quelques opportunistes, qui sont parvenus à se constituer, en
violant les lois et l’esprit d’origine mutualiste, un empire financier.
Etat dans l’Etat qui s’affranchit des lois et qui fausse la concurrence
bancaire.
Le mélange d’intérêts collectifs et
d’intérêts privés, a souvent
généré des dysfonctionnements, avec l’aide de
détenteurs de pouvoirs tant administratifs que politiques. Une
République digne de nom, garantit les libertés
individuelles et le règne de la Loi ».
Nous répondons cependant aux erreurs manifestes que contient
votre courrier.
Vous affirmez ? : « La FCMCEE,
association inscrite de droit local, est régie par le code civil
local depuis sa création en 1921 » ?
Alors que, nous vous avons transmis une photographie de la
première page des statuts d’origine de 1921 (ci-jointe à
nouveau), prise au Tribunal d’instance, qui montre de manière
indiscutable
que l’association FCMCEE a été inscrite sur le livre des
associations coopératives régies par la loi locale des
1er mai 1889 et
20 mai 1898 ! (voir documents joints)
Alors que les mentions inscrites sur la première
page des statuts de la FCMCEE, démontrent que
l’inscription de la FCMCEE a été établie, en
qualité d’association coopérative, termes qui ont
été barrées et qu’ont été
rajouté la mention « régie par le Code
civil local, les altérations du document constituant des
faux en écritures publiques.
Alors que l’association FCMCEE a assigné en
référé l’association AVCM en qualité
d’association coopérative et que le Tribunal d’instance a
établi une attestation qui affirme que la FCMCEE est inscrite
sur le registre des associations simples ! (voir copie
ci-jointe de la première page de l’assignation et de
l’attestation).
Vous affirmez ? : « Contrairement
aux caisses de Crédit Mutuel, elle n'a pas le statut
d'association coopérative et ne relève donc pas de la loi
spécifique locale du 1er mai 1889 révisée le 20
mai 1898 ».
Alors que la FCMCEE revendique à la première
page des statuts adoptés le 10 septembre 1959,
photographiés au greffe), sa qualité de
réviseur : « Par arrêt du Commissaire
Général de la République (DASC 1667) en date du 22
avril 1921, elle a été agrée comme
Fédération des Révisions aux termes des articles
54 et suivants de la loi locale des 1er mai 1889 / 20 mai 1898 relative
aux associations coopératives » et plus
loin : « elle sera régie
par les dispositions des lois locales
précitées » !
Vous affirmez ? : « Aucun agrément
préalable explicite de l'Etat n'est prescrit à peine de
nullité à l'égard des associations
inscrites ».
Alors que l’autorité administrative ne pouvait
ignorer la qualité d’association coopérative de la
FCMCEE, de sa qualité de réviseur et des obligations des
lois locales en matière administrative !
Vous affirmez ? : « Aussi la
non-production de l'arrêt du commissaire général de
la République datant de 1921, qui n'a pas été
retrouvé par mes services, n'a aucune incidence sur la
légalité de l'inscription de la FCMCEE au registre des
associations ».
Alors que la que la production de l’arrêt du
Commissaire de la République du 22 avril 1921, qui a disparu du
dossier d’inscription de la FCMCEE, aurait permis de démontrer
la supercherie du transfert de l’inscription de la
Fédération du Registre des associations
coopératives au Registre des associations inscrites !
Vous affirmez et vous avez raison : « L'objet
social de la FCMCEE, tel qu'il résulte de ses statuts, n'est
pas de nature économique, mais tend à l'encadrement
de l'activité des caisses de Crédit Mutuel
affiliées ».
S’il résulte de ses statuts que l’objet social n’est pas de
nature économique, l’Etat que vous représentez ne peut
ignorer ce qui est écrit dans le procès-verbal de
l’assemblée générale du 20 mai 2004
(photographié au greffe) : « le bilan et le
compte de résultat ont été publiés dans le
fascicule de convocation. Le total du bilan de la
Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe
s’élève à
173,2 millions d’euros ; le compte de résultat à
45,5
millions d’euros et l’excédent à 2,1 millions
d’euros » !
Les comptes consolidés donnent une image exhaustive du
patrimoine et de la situation financière du Groupe. Le Groupe
comprend notamment : le secteur mutualiste : les Caisses de
Crédit Mutuel Centre Est Europe, Sud-Est et Ile-de-France ,
les Fédérations Centre Est Europe, Sud-est et
Ile-de-France, la Caisse Fédérale commune, la BFCM,
société holding, les établissements bancaires et
financiers : le groupe CIC, la BECM, CM-CIC bail, Sofébail,
Sofémo, les filiales informatiques : Euro-Information, EID,
les filiales d’assurances : le groupe ACM SA, ACM Vie SA, ACM Vie
Mutuelle, ACM Iard SA, les filiales du secteur immobilier :
Sarest, Sofédim, Soparim, les filiales des autres secteurs
d’activité.
Le total du bilan du Groupe s’élève à
251,2 milliards d’euros et le résultat consolidé
à 803,4 millions d’euros
Alors que l’encadrement des caisses de Crédit Mutuel consiste
depuis 1958 à détourner les bénéfices
commerciaux de ces caisses au détriment des sociétaires
qui sont les propriétaires de leurs caisses, en violation de la
loi du 10 septembre 1947 relative à la coopération - vers
la FCMCEE – vers la Banque Rurale Fédérative - jusqu’en
1992 vers la CMDP l’Expansion Rurale et Urbaine - et depuis 1992 vers
la SA Banque Fédérative du Crédit Mutuel qui
permet d’annoncer pour 1984 un bilan de 251,2 milliards d’euros !
Vous affirmez ? : « Aussi une absence
de concession d'Etat (formalité supprimée au surplus
depuis
1985) ne mettrait pas en cause sa capacité
juridique ».
Alors que la FCMCEE a toujours revendiqué cette
concession et dans ses derniers statuts du 28 mai 2004,
déposés au greffe, il est écrit : «
Article 1er - En date du 7 avril 1921, il a été
constitué à Strasbourg sous le nom de
« FEDERATION AGRICOLE D’ALSACE ET DE LORRAINE »
une association régie par les articles 21 et suivants du Code
Civil local. Elle a acquis la personnalité juridique par
inscription au registre des Associations tenu par le Tribunal
d’Instance de Strasbourg (vol. V, n° 25 le 1er juin 1921) Par
arrêt du Commissaire Général de la
République (DASC 1667) en date du 22 avril 1921, elle a
été agrée comme Fédération des
Révisions aux termes des articles 54 et suivants de la loi
locale des 1er mai 1889 et 20 mai 1898 relative aux associations
coopératives ».
Vous affirmez ? : « Enfin, les
modifications de statuts des associations inscrites ne sont pas
subordonnées à une approbation préalable du
préfet ».
Alors que vous ne pouvez ignorer l’Etat ne peut ignorer
que l’objet social de la FCMCEE l’objet social est de nature
économique et que l’article 33 du Code civil local dispose
que lorsque la capacité juridique de l'association se fonde sur
une concession, l'approbation de l'Etat est exigée pour toute
modification des statuts.
Vous affirmez ? : « En
conséquence, aucun
élément ne vient justifier ni une décision de
dissolution
administrative, celle-ci ne pouvant résulter que de la
constatation
du caractère pénalement répréhensible du
but
poursuivi par l'association, ni une décision administrative de
retrait
de capacité juridique ».
Alors que le Code civil local dispose en son
article 43 que peut être privée de la capacité
juridique l'association qui compromet l'intérêt public par
une résolution illégale de l'assemblée de ses
membres ou par des agissements illicites de la direction et que peut
être privée de la capacité juridique l'association
dont la capacité se fonde sur une concession, lorsqu'elle
poursuit un but autre que celui établi dans les statuts.
L’association des victimes du Crédit Mutuel, ne peut
malheureusement constater, que l’autorité administrative
supérieure a été abusée par les
responsables du Crédit Mutuel. La lettre recommandée que
l’association vous a adressée et qui est à l’origine de
votre réponse, était accompagnée de copie de
pièces authentiques qui constituaient des éléments
de preuves dont en tout état de cause, vous ne pouviez les
ignorer.
Comme Monsieur le Premier Ministre, comme Monsieur le Garde des Sceaux,
comme Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, vous disposez
maintenant des éléments vous permettant de prendre une
décision de dissolution administrative résultant de la
constatation du caractère pénalement
répréhensible du but poursuivi par l'association FCMCEE
justifiant une décision administrative de retrait de
capacité juridique.
L’association des victimes du Crédit Mutuel se tient à
votre disposition pour répondre à toute demande de
communication des multiples anomalies constatées au greffe du
Tribunal d’instance de Strasbourg et dans les 37 tribunaux d’instance
en Alsace-Moselle.
Vous pourrez prendre connaissance du dossier de la requête au
Tribunal administratif de Strasbourg où la Préfecture du
Bas-Rhin est appelée, suite aux constatations,
à partir des photocopies des pièces remises par le
tribunal d’instance, pénalement répréhensibles
relatives à la « CMDP l’Expansion Rurale et
Urbaine » qui est indiscutablement une association
coopérative régie par la loi locale des 1er mai 1889 et
20 mai 1898. contrôlée par l’autorité
administrative supérieure.
Vous pouvez également prendre connaissance des informations
précises publiées sur la site de notre association :
www.assvictimescreditmutuel.com
Dans l’attente de vos diligences, nous vous prions Monsieur le
Préfet, de croire à l’assurances de nos sentiments
distingués.
AVCM
Pièces jointes : attestation du Tribunal d’instance en
contradiction avec l’acte d’assignation de la FCMCEE
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